Le ministère de la Santé et le laboratoire allemand Boehringer Ingelheim ont signé une convention de coopération destinée à renforcer la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux (AVC) et des maladies rares en Algérie.
Un partenariat pour mieux prendre en charge les AVC et maladies rares
La cérémonie de signature s’est tenue jeudi soir au siège du ministère de la Santé. Elle a été coprésidée par le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Ait Messaoudene, et Derek O’Leary, directeur général régional de Boehringer Ingelheim pour la région Inde, Moyen-Orient, Turquie et Afrique (IMETA).
La convention a été signée par Souhila Lellou, directrice des programmes de soins, de l’éthique et de la déontologie médicale au ministère de la Santé, et Samir Lahmek, directeur de Boehringer Ingelheim Algérie.
Renforcer les compétences des professionnels de santé
L’accord prévoit notamment un appui au renforcement des capacités des professionnels de santé impliqués dans la prise en charge des AVC et des maladies rares.
L’objectif est de soutenir les efforts engagés pour améliorer la qualité des parcours de soins et favoriser une meilleure coordination entre les différents intervenants.
Cette coopération doit également contribuer à accompagner l’évolution des pratiques de prise en charge, en s’appuyant sur les données scientifiques et les besoins identifiés dans le système de santé.
La numérisation au service du parcours des patients victimes d’AVC
Un volet important de la convention concerne également la numérisation du système de prise en charge des AVC.
Selon le ministère, cet accompagnement doit permettre de contribuer à :
- améliorer les parcours de soins ;
- renforcer la coordination entre les différents professionnels et structures concernés ;
- faciliter l’organisation de la prise en charge ;
- améliorer la qualité des services proposés aux patients.
La numérisation est ainsi présentée comme un levier permettant de mieux structurer le parcours des personnes victimes d’AVC et de favoriser la coordination entre les différents acteurs.
Une approche fondée sur les données scientifiques
La convention prévoit également de renforcer la coopération dans le domaine de la santé publique à travers une approche fondée sur les preuves scientifiques et les données disponibles.
Cette démarche doit notamment permettre d’évaluer les ressources et les capacités existantes, d’identifier les besoins considérés comme prioritaires et de mettre en place les mécanismes nécessaires à l’amélioration de la prise en charge.
L’enjeu est donc de mieux adapter les actions de santé aux besoins des patients et aux capacités du système de santé.
AVC et maladies rares : améliorer la continuité des soins
À travers cet accord, le ministère de la Santé entend poursuivre le développement des parcours de prise en charge consacrés aux maladies prioritaires.
La démarche s’inscrit dans plusieurs objectifs : améliorer la qualité des services de santé, renforcer la prévention, favoriser le diagnostic précoce et développer une prise en charge intégrée.
Pour les patients concernés par un AVC ou une maladie rare, la qualité du parcours dépend en effet de la coordination entre les différents professionnels et structures intervenant à différents moments de la prise en charge.
Le ministère souligne ainsi que cette coopération doit contribuer à répondre plus efficacement aux besoins des patients et à renforcer, plus largement, la performance du système de santé national.
Une coopération centrée sur la qualité des soins
Au-delà de la signature de la convention, le partenariat annoncé met en avant plusieurs axes : formation des professionnels, données scientifiques, numérisation, coordination des soins et amélioration des parcours de prise en charge.
Le communiqué ne précise toutefois pas, à ce stade, les modalités opérationnelles détaillées des actions qui seront mises en œuvre, leur calendrier ni les indicateurs permettant d’en mesurer les résultats.
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