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Algérie-Kazakhstan-Kenya : une coopération sanitaire renforcée

Edité par : Safa Kaouther BOUARISSA | Journaliste
13 août 2026

Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Ait Messaoudene, a reçu successivement les ambassadeurs du Kazakhstan, Anuarbek Akhmetov, et du Kenya, Kaluma Timothy Mcharo, afin d’examiner les perspectives de renforcement de la coopération sanitaire avec ces deux pays. Ces rencontres ont mis en évidence plusieurs axes communs : prévention, modernisation du système de santé, recherche scientifique, oncologie, transplantation d’organes, médecine nucléaire, intelligence artificielle et numérisation des services de santé.

Lors des deux rencontres, le ministre a présenté les principales caractéristiques et évolutions du système de santé algérien.

Il a notamment insisté sur la prévention, considérée comme un pilier essentiel de la politique sanitaire. Le développement de la santé de proximité vise également à rapprocher les services médicaux des citoyens et à améliorer l’accès aux soins.

La modernisation des modalités de prise en charge constitue un autre axe important. Elle doit permettre d’améliorer la qualité des soins, de renforcer l’efficacité des structures sanitaires et de mieux répondre aux besoins de la population.

Dans cette perspective, le dépistage précoce, la vaccination, l’éducation à la santé et la prise en charge des facteurs de risque restent des leviers majeurs pour limiter les complications des maladies chroniques et infectieuses.

Les échanges ont également permis de présenter le rôle de la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH) dans l’approvisionnement des établissements de santé en médicaments et dispositifs médicaux.

Le ministre a par ailleurs mis en avant l’Institut Pasteur d’Algérie (IPA), présenté comme une institution de référence à l’échelle africaine.

Ses missions couvrent notamment la recherche scientifique, le diagnostic de référence, la surveillance épidémiologique et le développement des compétences. Ces activités contribuent à renforcer la capacité du système national à détecter les risques sanitaires et à y répondre rapidement.

La rencontre avec l’ambassadeur kazakh Anuarbek Akhmetov a notamment porté sur l’expérience des deux pays en matière de transplantation d’organes.

L’Algérie a présenté ses acquis dans ce domaine, tandis que le Kazakhstan a partagé son expérience, notamment en matière de transplantation cardiaque.

Les discussions ont également porté sur la lutte contre le cancer. Les échanges d’expertise peuvent concerner la prévention, le dépistage, le diagnostic précoce et la prise en charge des patients.

La coopération scientifique pourrait aussi favoriser la formation spécialisée, le transfert de compétences et le partage d’expériences entre les professionnels de santé.

Avec l’ambassadeur kenyan Kaluma Timothy Mcharo, les discussions ont porté sur plusieurs secteurs liés à la transformation du système de santé.

Le Kenya a notamment exprimé son intérêt pour l’expertise algérienne en oncologie. Cette coopération pourrait ouvrir la voie à des échanges entre spécialistes et à des projets communs dans la prévention, le diagnostic et le traitement des cancers.

Les deux parties ont également évoqué la médecine nucléaire, l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le domaine médical, la numérisation des services de santé, ainsi que les mécanismes de contractualisation et d’amélioration des performances du système sanitaire.

Le développement des technologies numériques occupe désormais une place croissante dans les politiques de santé.

L’intelligence artificielle peut notamment contribuer à l’analyse des données médicales, à l’aide au diagnostic et à l’optimisation de certains parcours de soins. Son utilisation doit toutefois rester encadrée par des exigences de sécurité, de protection des données, de validation scientifique et de responsabilité médicale.

La numérisation peut, de son côté, faciliter la circulation des informations médicales, améliorer la coordination entre les structures et renforcer le suivi des patients.

L’objectif affiché ne se limite pas aux échanges institutionnels. L’Algérie et ses deux partenaires souhaitent identifier des domaines prioritaires susceptibles de déboucher sur des projets concrets.

Avec le Kenya, une réunion en visioconférence doit notamment réunir les services compétents des deux pays afin d’élaborer un programme de travail commun.

Avec le Kazakhstan, les deux parties ont également réaffirmé leur volonté de poursuivre l’action commune et de développer les relations entre les établissements et organismes de santé.

Ces collaborations pourraient concerner la formation médicale, la recherche, la transplantation, l’oncologie, la médecine nucléaire, le diagnostic, la surveillance épidémiologique et le transfert d’expertise.

Le rapprochement avec le Kazakhstan et le Kenya illustre la volonté de renforcer les échanges internationaux dans des secteurs médicaux à forte valeur ajoutée.

Pour produire des résultats durables, ces partenariats devront s’appuyer sur des données scientifiques fiables, des programmes de formation structurés, des protocoles médicaux validés et une évaluation régulière des résultats.

Dans le même temps, le renforcement de la prévention et du dépistage reste indispensable. Informer la population, identifier précocement les facteurs de risque et orienter rapidement les patients vers les structures adaptées constituent des mesures essentielles pour améliorer les résultats de santé.

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