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VIH/SIDA : l’Algérie et l’ONUSIDA renforcent leur partenariat pour intensifier la prévention, le dépistage et la prise en charge

Edité par : Safa Kaouther BOUARISSA | Journaliste
20 juillet 2026

Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Ait Messaoudene, a reçu à Alger, la représentante du Programme commun des Nations unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA) en Algérie, Soraya Alam, dans le cadre d’une rencontre consacrée au renforcement de la coopération entre les deux parties. Les échanges ont porté sur les priorités nationales en matière de prévention, de dépistage, de prise en charge et de lutte contre la stigmatisation des personnes vivant avec le VIH.

La réunion, tenue en présence de cadres de l’administration centrale, a permis de faire le point sur l’état du partenariat entre l’Algérie et l’ONUSIDA, tout en examinant les perspectives de son développement afin de soutenir la riposte nationale face au VIH/SIDA et aux infections sexuellement transmissibles (IST).

Les deux parties ont salué la qualité de leur coopération et réaffirmé leur volonté de consolider ce partenariat, notamment dans le cadre de la mise en œuvre du Plan national stratégique de lutte contre les infections sexuellement transmissibles (IST) et le VIH/SIDA 2024-2028.

La représentante de l’ONUSIDA a salué les efforts consentis par l’Algérie en matière de prévention, de dépistage et de traitement, tout en renouvelant l’engagement de son organisation à accompagner les autorités sanitaires dans la réalisation des objectifs du plan national.

Cet appui porte notamment sur :

  • le renforcement des actions de prévention ;
  • l’amélioration du dépistage précoce ;
  • le développement de la prise en charge médicale ;
  • le renforcement des capacités des professionnels de santé ;
  • l’appui technique et le partage d’expertises.

Les discussions ont également porté sur la situation épidémiologique du VIH aux niveaux régional et international, marquée par une augmentation du nombre de nouveaux cas dans plusieurs régions du monde.

Dans ce contexte, les deux parties ont souligné la nécessité de renforcer les systèmes de surveillance épidémiologique, d’améliorer le dépistage précoce et de favoriser une prise en charge rapide afin de limiter la transmission du virus et d’améliorer la qualité de vie des personnes vivant avec le VIH.

Les échanges ont aussi concerné les infections sexuellement transmissibles (IST) ainsi que les hépatites virales B et C, qui partagent certains modes de transmission avec le VIH.

À cette occasion, le ministre de la Santé a rappelé que la prévention demeure le principal levier pour freiner la propagation du VIH.

Il a insisté sur l’importance d’intensifier les campagnes de sensibilisation et d’information destinées à l’ensemble de la population, avec une attention particulière portée aux adolescents et aux jeunes, afin de promouvoir des comportements responsables et de favoriser le recours au dépistage.

Le ministre a également souligné la nécessité de renforcer les actions de lutte contre la toxicomanie liée à la consommation de substances psychotropes. Cette problématique constitue un facteur de risque important de transmission du VIH et des hépatites virales, notamment lorsqu’elle s’accompagne du partage de matériel d’injection.

Il a plaidé pour l’élargissement des dispositifs de prise en charge des personnes dépendantes afin de leur garantir un accompagnement médical, psychologique et social adapté.

Les deux parties ont également mis l’accent sur le développement de la formation initiale et continue des professionnels de santé.

L’objectif est de permettre aux médecins, infirmiers et autres personnels soignants d’actualiser régulièrement leurs connaissances scientifiques, de maîtriser les recommandations internationales et d’améliorer la qualité de la prise en charge des patients vivant avec le VIH.

Une formation continue contribue également à renforcer les compétences en matière de dépistage, de prévention, de conseil et d’accompagnement des personnes concernées.

La rencontre a enfin souligné l’importance de combattre toutes les formes de discrimination et de stigmatisation dans les établissements de santé.

Les deux parties ont rappelé que les personnes vivant avec le VIH doivent bénéficier d’un accès équitable aux soins, dans le respect de leur dignité, de la confidentialité de leurs données médicales et des principes de l’éthique professionnelle.

La lutte contre les préjugés constitue un enjeu majeur de santé publique, car la stigmatisation peut retarder le dépistage, décourager le recours aux soins et favoriser la transmission du virus.

Les spécialistes rappellent que le dépistage reste l’un des moyens les plus efficaces pour lutter contre le VIH. Diagnostiquer l’infection à un stade précoce permet de débuter rapidement un traitement antirétroviral, d’améliorer considérablement l’espérance et la qualité de vie des patients, tout en réduisant fortement le risque de transmission.

Les autorités sanitaires recommandent également l’adoption de comportements de prévention, notamment l’utilisation du préservatif lors des rapports sexuels à risque, le recours au dépistage après une prise de risque et le suivi médical régulier des personnes exposées.

À l’issue de la rencontre, le ministère de la Santé et l’ONUSIDA ont réaffirmé leur engagement à poursuivre le renforcement de leur coopération dans les domaines de la prévention, de la formation, du renforcement des capacités, de l’échange d’expertises et de l’appui technique.

Cette collaboration s’inscrit dans la stratégie nationale de lutte contre le VIH et contribue à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) liés à la santé, notamment l’objectif visant à mettre fin à l’épidémie de sida comme menace pour la santé publique.

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