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Alzheimer : l’OMS tire la sonnette d’alarme sur l’alcool et dévoile ses nouvelles recommandations pour prévenir la démence

Edité par : Dr Salim BENLEFKI | Docteur en neurosciences
19 juillet 2026

À l’occasion de la publication de nouvelles recommandations en juillet 2026, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) rappelle qu’une part importante des cas de démence, dont la maladie d’Alzheimer, pourrait être évitée. Parmi les principaux facteurs de risque figurent notamment la consommation d’alcool, particulièrement élevée durant la période estivale, mais aussi le tabagisme, la sédentarité, l’hypertension, le diabète, l’isolement social et la pollution atmosphérique.

Jusqu’à 45 % des cas de démence pourraient être évités en agissant sur des facteurs de risque modifiables

Pour l’OMS, la prévention constitue aujourd’hui le meilleur moyen de limiter l’augmentation du nombre de personnes atteintes de démence dans les prochaines décennies.

La démence n’est pas une maladie unique, mais un ensemble de troubles neurologiques caractérisés par une détrogradation progressive des fonctions cognitives.

Elle altère progressivement :

  • la mémoire ;
  • le raisonnement ;
  • le langage ;
  • l’orientation ;
  • la capacité à prendre des décisions ;
  • l’autonomie dans les activités quotidiennes.

La maladie d’Alzheimer représente à elle seule près de 60 à 70 % des cas de démence dans le monde.

Selon l’OMS, cette pathologie constitue aujourd’hui la septième cause de décès mondiale et l’une des principales causes de dépendance et de handicap chez les personnes âgées.

Avec le vieillissement de la population, le nombre de personnes concernées devrait continuer d’augmenter au cours des prochaines années, faisant de la prévention un enjeu majeur de santé publique.

L’OMS insiste sur un message clair : la consommation d’alcool fait partie des principaux facteurs de risque évitables de démence.

En été, les occasions de consommer des boissons alcoolisées se multiplient :

  • apéritifs en terrasse ;
  • repas entre amis ;
  • fêtes et festivals ;
  • vacances.

Cette consommation, souvent banalisée, peut pourtant avoir des conséquences à long terme sur la santé du cerveau.

L’alcool agit de plusieurs façons :

  • il favorise l’inflammation cérébrale ;
  • il accélère la mort des cellules nerveuses ;
  • il augmente le risque d’hypertension artérielle ;
  • il favorise les accidents vasculaires cérébraux ;
  • il perturbe les fonctions de mémoire et d’apprentissage.

À forte dose ou sur une longue période, il augmente le risque de développer une démence, y compris la maladie d’Alzheimer.

Même une consommation modérée mais régulière peut contribuer au déclin cognitif lorsqu’elle s’associe à d’autres facteurs de risque.

Selon les nouvelles recommandations publiées le 15 juillet 2026, près de 45 % des cas de démence seraient liés à des facteurs de risque modifiables.

Autrement dit, près d’un cas sur deux pourrait être retardé, voire évité, grâce à une meilleure prévention.

L’OMS cite notamment :

  • le tabagisme ;
  • la consommation excessive d’alcool ;
  • l’hypertension artérielle ;
  • le diabète ;
  • l’obésité ;
  • la sédentarité ;
  • l’isolement social ;
  • la dépression ;
  • la pollution atmosphérique ;
  • certaines maladies chroniques.

Ces facteurs agissent souvent de manière cumulative tout au long de la vie.

L’OMS recommande également de renforcer les activités favorisant la stimulation cérébrale, en particulier chez les personnes présentant des troubles cognitifs légers.

Ces activités comprennent notamment :

  • les exercices de mémoire ;
  • les jeux de réflexion ;
  • les activités sollicitant l’attention ;
  • la lecture ;
  • les apprentissages tout au long de la vie ;
  • les activités culturelles ;
  • les échanges sociaux réguliers.

Les interactions sociales jouent un rôle particulièrement important. Elles stimulent plusieurs fonctions cérébrales simultanément et contribuent à réduire le risque de déclin cognitif.

L’OMS appelle également les professionnels de santé à renforcer le dépistage des premiers signes de déclin cognitif.

Une prise en charge précoce permet :

  • d’identifier rapidement les causes traitables ;
  • de ralentir l’évolution de certaines formes de démence ;
  • d’améliorer la qualité de vie des patients ;
  • d’accompagner plus efficacement les familles.

Selon Devora Kestel, directrice du département Santé mentale et maladies non transmissibles de l’OMS, « la démence nous concerne tous » et nécessite une mobilisation des professionnels de santé, des décideurs publics et de l’ensemble de la société.

Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, rappelle que les pays disposent désormais de recommandations scientifiques solides pouvant être appliquées immédiatement afin de protéger la santé cognitive de leurs populations.

L’Organisation mondiale de la Santé recommande d’adopter le plus tôt possible un mode de vie favorable à la santé cérébrale :

  • limiter, voire éviter la consommation d’alcool ;
  • arrêter le tabac ;
  • pratiquer une activité physique régulière (au moins 150 minutes par semaine) ;
  • contrôler la tension artérielle, le diabète et le cholestérol ;
  • maintenir un poids santé ;
  • adopter une alimentation équilibrée de type méditerranéen, riche en fruits, légumes, céréales complètes, poissons et huile d’olive ;
  • préserver une vie sociale active ;
  • stimuler régulièrement son cerveau par des activités intellectuelles ;
  • dormir suffisamment ;
  • consulter rapidement en cas de troubles persistants de la mémoire ou des fonctions cognitives.

La maladie d’Alzheimer ne peut pas encore être guérie, mais elle n’est pas une fatalité. Selon l’OMS, près de la moitié des cas de démence pourraient être évités ou retardés grâce à des mesures de prévention ciblant les facteurs de risque modifiables. Parmi eux, la consommation d’alcool occupe une place importante, en particulier durant l’été où elle tend à augmenter.

Adopter une bonne hygiène de vie, préserver son cœur, son cerveau et ses relations sociales, tout en bénéficiant d’un dépistage précoce lorsque des troubles apparaissent, constitue aujourd’hui la stratégie la plus efficace pour réduire le risque de déclin cognitif et favoriser un vieillissement en bonne santé.

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