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Ramadhan 2026 : Santé, science et écologie au cœur d’une campagne nationale contre le gaspillage

Edité par : Safa Kaouther BOUARISSA | Journaliste
25 février 2026

Dans le cadre du programme national de sensibilisation à la rationalisation de la consommation durant le mois de Ramadan 2026, placé sous le slogan « Ramadhan : modération et durabilité pour les générations futures », la ministre de l’Environnement et de la Qualité de la vie, Mme Kouther Krikou, a présidé une journée d’information à la Djamaa El Djazaïr.

L’événement a été organisé en coordination avec le Ministère des Affaires religieuses et des Wakfs et en collaboration avec le rectorat de la mosquée. Objectif : promouvoir des comportements responsables, fondés sur la modération alimentaire, la réduction du gaspillage et le recyclage.

Le mois de Ramadan modifie profondément les rythmes biologiques. Le jeûne diurne entraîne une adaptation hormonale. Le métabolisme ralentit. Les réserves énergétiques sont mobilisées progressivement.

Le problème survient souvent au moment de la rupture du jeûne. Des repas trop riches, trop gras ou trop sucrés provoquent :

  • Des pics glycémiques brutaux
  • Une surcharge pancréatique
  • Une hyperinsulinémie réactionnelle
  • Des troubles digestifs (ballonnements, reflux, dyspepsie)

Sur le plan scientifique, l’alternance jeûne prolongé – suralimentation rapide favorise le stress oxydatif et l’inflammation métabolique. Chez les personnes prédisposées, cela augmente le risque de :

  • Diabète de type 2
  • Syndrome métabolique
  • Hypertension artérielle
  • Complications cardiovasculaires

La modération alimentaire devient donc une mesure de prévention médicale.

Les spécialistes recommandent :

  • Rompre le jeûne par une hydratation progressive.
  • Privilégier les sucres naturels en quantité modérée (dattes, fruits).
  • Fractionner le repas pour éviter la surcharge digestive.
  • Réduire les fritures et les excès lipidiques.
  • Maintenir un apport suffisant en fibres pour stabiliser la glycémie.
  • Dormir suffisamment afin de réguler le cortisol et l’équilibre hormonal.

Les personnes atteintes de maladies chroniques doivent consulter leur médecin avant le mois de Ramadhan afin d’adapter traitements et horaires de prise médicamenteuse.

Le gaspillage alimentaire augmente significativement durant Ramadan. Les quantités préparées dépassent souvent les besoins physiologiques réels.

D’un point de vue environnemental, les déchets organiques en décomposition produisent du méthane. Ce gaz à effet de serre possède un pouvoir de réchauffement environ 25 fois supérieur au dioxyde de carbone sur 100 ans.

Sur le plan sanitaire, l’accumulation de déchets organiques favorise la prolifération :

  • De bactéries pathogènes
  • D’insectes vecteurs
  • De rongeurs porteurs de maladies

La gestion rigoureuse des restes alimentaires participe à la prévention des infections et à l’amélioration de l’hygiène urbaine.

La journée a également mis en lumière les dispositifs écologiques intégrés à la conception de la Djamaa El Djazaïr.

Parmi eux :

  • Un système de récupération des eaux pluviales
  • Des mécanismes de gestion préventive des risques
  • Des technologies modernes d’optimisation énergétique

La récupération des eaux de pluie réduit la pression sur les ressources hydriques. Dans un contexte de stress hydrique croissant, cette approche permet de préserver l’eau potable pour les usages essentiels.

Une gestion rationnelle de l’eau limite également les risques de contamination microbiologique liés aux réseaux défaillants ou aux stockages inadaptés.

Des ateliers interactifs ont été organisés au profit des étudiants, des enfants et des associations environnementales.

Trois axes principaux ont été développés :

1. Réduction des déchets alimentaires : Les participants ont appris à évaluer les portions en fonction des besoins énergétiques réels. Une approche basée sur la physiologie humaine et les dépenses caloriques.

2. Tri sélectif et recyclage : Explication du cycle de valorisation des matériaux : collecte, transformation industrielle, réintégration dans la chaîne de production. Le recyclage permet de réduire l’extraction des ressources naturelles et de limiter la pollution atmosphérique.

3. Valorisation des biodéchets : Présentation des techniques de compostage. Les résidus alimentaires deviennent des amendements riches en azote, phosphore et potassium. Un cercle vertueux au service de l’agriculture durable.

La journée s’est clôturée par une séance éducative destinée aux enfants. L’objectif est clair : ancrer précocement des habitudes durables.

Les comportements acquis dans l’enfance influencent durablement :

  • Les choix alimentaires
  • Le rapport à la consommation
  • La conscience environnementale

D’un point de vue médical, l’éducation nutritionnelle précoce réduit le risque d’obésité infantile et de maladies métaboliques à l’âge adulte.

Cette campagne ne se limite pas à un appel moral. Elle repose sur des données scientifiques solides. Elle articule santé individuelle, équilibre métabolique, gestion environnementale et responsabilité collective.

Le message est clair : la modération protège le corps. Le recyclage protège l’environnement. La prévention protège l’avenir.

Ramadan devient ainsi un temps de spiritualité, mais aussi un espace d’éducation scientifique, médicale et écologique au service des générations futures.

Mots-clés : Ramadan, santé publique, nutrition, gaspillage alimentaire, recyclage, développement durable, prévention, médicale, Djamaa El Djazaïr, environnement, tri sélectif, maladies, métaboliques,

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