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Chute de cheveux en automne : pourquoi perd-on plus de cheveux et quels sont les deux réflexes à adopter ?

Edité par : Dre Wioletta Julia Puzio | Docteure en médecine
19 septembre 2026

À l’automne, beaucoup de personnes remarquent une augmentation de la chute des cheveux : davantage de cheveux sur la brosse, dans la douche ou sur l’oreiller. Ce phénomène est souvent temporaire, mais lorsqu’il devient marqué ou s’accompagne d’une perte de densité, deux éléments doivent retenir l’attention : les réserves en fer et la qualité du sommeil. Explications avec les conseils des spécialistes.

Chaque année, à la même période, certaines personnes constatent une perte de cheveux plus importante. Cette impression n’est pas toujours imaginaire : les changements saisonniers peuvent influencer le cycle naturel du cheveu. La majorité des cheveux sont normalement en phase de croissance, mais une proportion d’entre eux entre progressivement dans une phase de repos avant de tomber.

À l’automne, ce renouvellement peut entraîner une augmentation transitoire du nombre de cheveux perdus. Toutefois, une chute importante, prolongée ou associée à un éclaircissement visible de la chevelure mérite une évaluation médicale.

Chez les femmes, notamment après 40 ou 50 ans et autour de la ménopause, la diminution de la densité capillaire est fréquente. Les cheveux peuvent devenir plus fins, la raie centrale peut sembler plus large et le cuir chevelu plus visible. La perte de cheveux n’est donc pas un problème exclusivement masculin.

Lorsqu’une personne perd davantage ses cheveux, l’un des premiers paramètres à contrôler est le statut en fer de l’organisme.

Le fer joue un rôle essentiel dans la fabrication de l’hémoglobine, mais aussi dans le fonctionnement des follicules pileux. Une carence en fer peut perturber le cycle de croissance du cheveu et favoriser une chute diffuse appelée effluvium télogène.

La Dre Poonam Desai, médecin américaine, recommande de demander un bilan sanguin lorsque la chevelure devient plus clairsemée afin de rechercher un éventuel manque de fer.

Une supplémentation en fer ne doit cependant pas être prise sans avis médical. Un excès de fer peut également être nocif. Seul un professionnel de santé peut confirmer une carence et déterminer la prise en charge adaptée.

L’alimentation peut contribuer à maintenir de bonnes réserves. Les principales sources de fer sont :

  • les viandes rouges ;
  • les abats ;
  • les poissons et fruits de mer ;
  • les lentilles, pois chiches et autres légumineuses ;
  • certains légumes verts.

L’absorption du fer végétal est améliorée lorsqu’il est consommé avec de la vitamine C, présente notamment dans les agrumes, les poivrons ou certains fruits.

Le sommeil joue également un rôle important dans l’équilibre général de l’organisme, y compris dans la santé des cheveux.

Pendant le sommeil profond, certaines hormones et molécules impliquées dans la réparation des tissus et la croissance cellulaire sont davantage produites. Parmi elles figure l’IGF-1 (Insulin-like Growth Factor 1), un facteur de croissance qui participe notamment aux mécanismes liés au follicule pileux.

Un sommeil irrégulier, trop court ou de mauvaise qualité peut perturber ces processus. Maintenir des horaires de coucher réguliers fait donc partie des mesures simples pouvant soutenir la santé capillaire.

Quelques habitudes favorisent un meilleur sommeil :

  • se coucher et se lever à des horaires proches chaque jour ;
  • éviter les écrans très stimulants avant le coucher ;
  • conserver une chambre calme, sombre et suffisamment fraîche ;
  • limiter les excitants comme la caféine en fin de journée.

Une perte saisonnière reste généralement modérée et disparaît spontanément après quelques semaines ou quelques mois. En revanche, il est conseillé de consulter un médecin ou un dermatologue lorsque :

  • la chute est massive ou brutale ;
  • des zones clairsemées apparaissent ;
  • la raie devient nettement plus large ;
  • le cuir chevelu démange, brûle ou présente des lésions ;
  • la perte persiste plusieurs mois.

Le professionnel pourra rechercher différentes causes : carence en fer, troubles hormonaux, stress important, maladies du cuir chevelu, certains traitements ou prédispositions génétiques.

La chute des cheveux en automne est souvent un phénomène normal lié au cycle naturel du cheveu. Mais lorsque la perte devient importante, deux vérifications simples peuvent orienter le diagnostic : un bilan du fer pour détecter une éventuelle carence et une attention particulière portée au sommeil. Une prise en charge précoce permet souvent de préserver la densité capillaire et de retrouver une croissance normale.

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