Entre rigueur scientifique et responsabilité morale, les acteurs du secteur pharmaceutique algérien réaffirment la qualité comme pilier central d’un système de santé moderne, crédible et durable.
La qualité, colonne vertébrale du système pharmaceutique
Réunis lundi à Alger lors d’une journée nationale thématique organisée par la Section ordinale des pharmaciens d’Alger, sous l’égide du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens, les professionnels du médicament ont placé la qualité au cœur de leur réflexion.
« La qualité doit être la colonne vertébrale des métiers de la pharmacie », a déclaré la Pr Elhadia Mansouri, représentante du ministère de la Santé, à l’ouverture des travaux. Selon elle, la qualité n’est plus une simple exigence réglementaire, mais un engagement collectif et moral au service de la santé publique.
« Le passage de la simple conformité à une performance continue représente aujourd’hui une exigence éthique, technique et stratégique », a-t-elle ajouté, insistant sur la formation continue comme levier essentiel pour garantir la fiabilité des pratiques professionnelles.
Une nouvelle ère de rigueur et de souveraineté pharmaceutique
La représentante du ministère de l’Industrie pharmaceutique, Dr Imène Belabbas, a souligné la portée de la nouvelle réglementation, publiée en septembre dernier, qui encadre désormais la production nationale.
Cette réforme marque selon elle « une nouvelle ère de rigueur, d’excellence et de souveraineté pharmaceutique ».
L’Algérie, qui représente plus du tiers de la production pharmaceutique du continent africain, ambitionne de consolider son indépendance sanitaire tout en ouvrant la voie à l’exportation.
De nouveaux dispositifs réglementaires alignés sur les standards internationaux ont ainsi été intégrés afin d’assurer la traçabilité, la transparence et la compétitivité de la production locale.
Sécurité sanitaire et confiance du patient : un tandem indissociable
Le président de l’Agence nationale de la Sécurité sanitaire (ANSS), Pr Kamel Sanhadji, a rappelé le rôle central de cette structure dans la sécurisation de la chaîne pharmaceutique.
« Notre mission est de garantir l’efficacité, la qualité et la sécurité des produits de santé, tout en protégeant les professionnels du secteur », a-t-il précisé.
Une exigence technique et morale au service du citoyen
La qualité dans le domaine pharmaceutique dépasse désormais la simple conformité aux normes : elle s’impose comme une éthique de responsabilité.
Elle implique la vigilance de tous les acteurs — industriels, pharmaciens, autorités sanitaires — dans un objectif commun : assurer la sécurité du patient et la confiance du citoyen dans le médicament.
Les experts ont unanimement souligné la nécessité de :
- renforcer la formation des pharmaciens et du personnel technique ;
- promouvoir la culture qualité à tous les niveaux de la chaîne ;
- encourager la recherche et l’innovation dans le domaine pharmaceutique ;
- intégrer des protocoles de contrôle rigoureux pour prévenir toute défaillance.
Recommandation médicale : la qualité, rempart contre le risque sanitaire
Selon les spécialistes, une approche stricte et éthique de la qualité réduit significativement les risques d’effets indésirables, de résistance aux traitements et de ruptures de stock.
Elle constitue ainsi une véritable assurance-vie pour la santé publique, en garantissant la fiabilité des médicaments mis sur le marché et en protégeant les patients des dangers liés aux contrefaçons ou à la mauvaise conservation des produits.
Vers une diplomatie pharmaceutique algérienne
À travers cette nouvelle dynamique, l’Algérie ambitionne de devenir un acteur régional de référence en matière de production et de contrôle pharmaceutique.
Son modèle, fondé sur la qualité, la souveraineté et la responsabilité, s’inscrit dans une vision plus large de sécurité sanitaire globale, conforme aux Objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies.
Mots clés : pharmaceutique ; sécurité ; qualité ; ONU ; médicale ; ANSS ; éthique ;
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