Une Bonne Santé pour une Vie Meilleure

L’Algérie et l’Italie renforcent leur partenariat stratégique

Edité par : Safa Kaouther BOUARISSA | Journaliste
9 juin 2026

L’Algérie et l’Italie franchissent une nouvelle étape dans le renforcement de leur coopération dans le domaine de la santé. Cette volonté commune a été réaffirmée lors de la rencontre tenue au siège du ministère de la Santé entre le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudene, et l’ambassadrice d’Italie en Algérie, Alessandra Schiavo.

Une coopération sanitaire en pleine expansion

Cette réunion, à laquelle ont également participé des représentants de l’Association scientifique internationale italo-arabe des sciences médicales et chirurgicales ainsi que des cadres du ministère, a permis d’examiner les perspectives de coopération bilatérale dans plusieurs domaines prioritaires de la santé.

Les deux parties ont salué l’excellence des relations algéro-italiennes, fondées sur des liens historiques solides et renforcées ces dernières années par une dynamique croissante dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment la santé.

Au cours de cette rencontre, le ministre de la Santé a présenté les principaux chantiers engagés par les pouvoirs publics pour moderniser le système national de santé.

Ces réformes visent plusieurs objectifs :

  • améliorer la qualité des soins ;
  • moderniser les infrastructures sanitaires ;
  • renforcer la prise en charge médicale ;
  • garantir un accès équitable aux soins sur l’ensemble du territoire national ;
  • développer les capacités de prévention et de surveillance sanitaire.

Le ministre a souligné que ces transformations s’inscrivent dans une vision globale destinée à répondre aux besoins croissants de la population et à accompagner les évolutions médicales et technologiques.

Parmi les projets structurants présentés figure la création du futur Centre de référence des maladies tropicales de Tamanrasset.

Ce centre s’inscrit dans la stratégie nationale visant à renforcer les capacités de veille sanitaire, de surveillance épidémiologique et d’alerte précoce face aux risques sanitaires émergents.

Dans un contexte marqué par l’intensification des déplacements internationaux, l’émergence de nouvelles maladies infectieuses et les effets du changement climatique sur la santé publique, cet établissement devrait jouer un rôle majeur dans :

  • la détection précoce des maladies transmissibles ;
  • la surveillance des infections tropicales ;
  • la recherche scientifique ;
  • la formation spécialisée ;
  • la coordination des réponses sanitaires d’urgence.

Selon le ministre, ce projet contribuera à renforcer la sécurité sanitaire nationale et régionale tout en consolidant la position de l’Algérie comme acteur majeur de la prévention et de la surveillance sanitaire en Afrique et dans l’espace méditerranéen.

Les échanges ont également porté sur plusieurs domaines médicaux de haute spécialisation.

L’Algérie souhaite notamment bénéficier de l’expertise italienne dans :

La prise en charge des maladies rares

Les maladies rares représentent un défi majeur pour les systèmes de santé en raison de leur faible prévalence, de leur diagnostic souvent tardif et de la complexité de leur prise en charge.

Le partage d’expertise pourrait permettre d’améliorer le diagnostic précoce, l’accompagnement des patients et l’accès à des traitements adaptés.

Les thérapies innovantes

Une attention particulière a été accordée aux nouvelles approches thérapeutiques, notamment la thérapie cellulaire.

Cette discipline en plein essor repose sur l’utilisation de cellules vivantes pour réparer ou remplacer des tissus endommagés et ouvre des perspectives prometteuses dans le traitement de nombreuses pathologies chroniques, génétiques ou dégénératives.

Les deux parties ont également convenu de renforcer les partenariats entre les établissements hospitaliers et universitaires algériens et italiens.

L’objectif est de développer :

  • la formation continue des professionnels de santé ;
  • les programmes de recherche scientifique ;
  • les échanges académiques ;
  • le transfert de technologie médicale ;
  • l’accès aux innovations thérapeutiques ;
  • le partage des bonnes pratiques hospitalières.

Ces projets de jumelage devraient permettre aux professionnels des deux pays de renforcer leurs compétences et de favoriser l’émergence de nouvelles collaborations scientifiques.

L’Italie a également évoqué la tenue, en Algérie, de la première rencontre institutionnelle sur les politiques de santé entre l’Italie et les pays arabes.

Prévue pour le mois de septembre prochain, cette rencontre réunira des responsables institutionnels, des experts et des acteurs du secteur sanitaire afin d’échanger autour des grands défis de santé publique.

Les discussions devraient porter notamment sur :

  • la prévention des maladies ;
  • la transformation numérique des systèmes de santé ;
  • la recherche biomédicale ;
  • la formation médicale ;
  • la sécurité sanitaire ;
  • les innovations thérapeutiques.

Cet événement pourrait constituer une plateforme importante de dialogue et de coopération entre les pays arabes et l’Italie.

À l’issue de la rencontre, les deux parties ont réaffirmé leur volonté de poursuivre la concertation et de renforcer leur coopération dans les domaines d’intérêt commun.

Au-delà des échanges institutionnels, ce partenariat vise à améliorer concrètement la qualité des soins, à favoriser l’innovation médicale et à développer les compétences des professionnels de santé.

Dans un contexte où les systèmes sanitaires sont confrontés à des défis de plus en plus complexes, l’Algérie et l’Italie affichent ainsi leur ambition commune de bâtir une coopération durable, fondée sur le partage des connaissances, l’excellence médicale et la promotion de la santé publique.

Pour les spécialistes de santé publique, le renforcement des partenariats internationaux demeure essentiel afin de :

  • améliorer la prévention et la surveillance des maladies émergentes ;
  • développer la recherche médicale collaborative ;
  • accélérer l’accès aux innovations thérapeutiques ;
  • renforcer la formation des professionnels de santé ;
  • améliorer la prise en charge des maladies rares et complexes ;
  • consolider la préparation des systèmes de santé face aux crises sanitaires futures.

Mots-clés : Algérie, Italie, coopération sanitaire, Mohamed Seddik Aït Messaoudene, Alessandra Schiavo, ministère Santé, publique, Tamanrasset, Centre référence, maladies tropicales, surveillance, sécurité, rares, thérapie cellulaire, innovation, recherche scientifique, formation médicale, jumelage hospitalier, transfert technologie, partenariat stratégique, veille épidémiologique, Afrique, méditerranéenne.

à lire aussi: