À la suite du tragique incendie survenu jeudi à l’Établissement de l’enfance assistée de Mohammadia (Alger), les établissements de santé concernés ont immédiatement activé leur dispositif d’urgence afin d’assurer une prise en charge rapide des victimes. Les équipes médicales, paramédicales et administratives ont été mobilisées sans délai pour garantir des soins adaptés aux blessés et un suivi médical continu.
Les équipes médicales mobilisées dès les premières heures
Le ministère de la Santé a affirmé que l’ensemble des moyens humains, matériels et techniques a été déployé afin d’assurer l’accueil des victimes dans les meilleures conditions et de répondre efficacement à cette situation d’urgence
Six blessés admis au CHU Mustapha-Pacha
Le directeur des affaires médicales et paramédicales du Centre hospitalo-universitaire (CHU) Mustapha-Pacha, le Pr Rachid Belhadj, a indiqué que les six victimes transférées vers cet établissement ont bénéficié d’une prise en charge immédiate dès leur admission.
Les patients présentent principalement des brûlures et des lésions liées à l’inhalation de fumées, nécessitant une prise en charge spécialisée.
Selon le Pr Belhadj :
- trois patients ont été hospitalisés au service de réanimation où ils reçoivent des soins intensifs ;
- trois autres sont dans un état stable et font l’objet d’une surveillance médicale rapprochée.
Tous les blessés suivent un protocole thérapeutique intensif, élaboré et appliqué par des équipes médicales pluridisciplinaires mobilisées 24 heures sur 24.
Une prise en charge médicale et psychologique
Au-delà des soins d’urgence, le CHU Mustapha-Pacha a mis en œuvre une prise en charge globale intégrant un accompagnement psychologique.
Les équipes de la médecine de catastrophe travaillent en coordination afin de répondre aussi bien aux conséquences physiques qu’au traumatisme psychologique provoqué par ce drame.
Dans ce type de catastrophe, l’accompagnement psychologique constitue une composante essentielle de la prise en charge, notamment pour les enfants, les personnes vulnérables et les victimes ayant été exposées à un événement particulièrement traumatisant.
Le ministère de la Santé active tous les dispositifs d’urgence
Dans un communiqué, le ministère de la Santé a assuré que toutes les capacités d’urgence sont pleinement mobilisées au niveau des établissements hospitaliers concernés.
Cette mobilisation comprend notamment :
- le renforcement des équipes médicales et paramédicales spécialisées ;
- la disponibilité des équipements de réanimation ;
- la mise à disposition des traitements et dispositifs thérapeutiques nécessaires ;
- un suivi médical permanent de l’évolution de l’état des blessés.
Le ministère précise que les services hospitaliers poursuivent une surveillance continue 24 heures sur 24, en coordination avec les différents secteurs concernés, afin d’assurer les meilleures conditions de soins et d’accompagnement.
Une visite gouvernementale auprès des victimes
Le Premier ministre, Sifi Ghrieb, s’est rendu dans la matinée à l’Hôpital des Grands Brûlés de Zéralda, puis au CHU Mustapha-Pacha, afin de s’enquérir personnellement de l’état de santé des victimes et des conditions de leur prise en charge.
Il était accompagné du ministre de l’Intérieur, Saïd Sayoud, du ministre de la Justice, Lotfi Boudjemaa, du ministre de la Santé, Mohamed Seddik Ait Messaoudene, ainsi que de la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Soraya Mouloudji.
Au cours de cette visite, la délégation gouvernementale a reçu des explications détaillées des responsables hospitaliers concernant l’état clinique des blessés, les protocoles thérapeutiques engagés et les moyens organisationnels mis en place pour assurer leur prise en charge.
Les brûlures et l’inhalation de fumées nécessitent une prise en charge spécialisée

Les spécialistes rappellent que les victimes d’incendie peuvent présenter simultanément des brûlures cutanées et des lésions respiratoires liées à l’inhalation de fumées toxiques.
Ces dernières peuvent provoquer :
- une irritation importante des voies respiratoires ;
- des difficultés respiratoires ;
- une intoxication au monoxyde de carbone ;
- des lésions pulmonaires parfois retardées.
C’est pourquoi une surveillance médicale étroite est indispensable, même lorsque les symptômes paraissent initialement modérés.
La prise en charge repose sur une évaluation rapide, une oxygénothérapie si nécessaire, le traitement des brûlures, la prévention des infections et un suivi psychologique adapté.
Une réponse sanitaire coordonnée
Cette mobilisation illustre l’importance des dispositifs nationaux de médecine d’urgence et de médecine de catastrophe, qui permettent de coordonner rapidement les moyens humains et matériels en cas d’accident collectif.
La coordination entre les services de la Protection civile, les établissements hospitaliers, les équipes de réanimation et les autorités publiques demeure essentielle pour optimiser la prise en charge des victimes et limiter les conséquences sanitaires de ce type de drame.
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