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Réforme du système de santé en Algérie : vers une accréditation rigoureuse et une qualité des soins renforcée

Edité par : Safa Kaouther BOUARISSA | Journaliste
20 avril 2026

Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Ait Messaoudene, a procédé, dimanche à Alger, à l’installation officielle de la Commission nationale d’évaluation dédiée à la normalisation et à l’accréditation des établissements de santé.

Une nouvelle étape structurante pour le secteur de la santé

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de réforme visant à améliorer la gouvernance hospitalière et à élever le niveau de qualité des soins, aussi bien dans le secteur public que privé.

Selon le ministre, la création de cette commission répond à un besoin urgent : instaurer un référentiel juridique et technique unifié.

Objectif principal : standardiser les pratiques médicales et organisationnelles.

Ce cadre permettra :

  • d’évaluer les performances des structures sanitaires,
  • d’harmoniser les protocoles de soins,
  • de garantir une prise en charge sécurisée, efficace et équitable.

L’ambition est claire : aligner le système de santé national sur les standards internationaux en matière de qualité et de sécurité des soins.

La mise en place de cette instance marque une transition importante. Le système de santé évolue progressivement vers un modèle centré sur :

  • a performance mesurable,
  • l’efficience des ressources,
  • l’amélioration continue.

Cette approche renforce également un principe fondamental : le droit à la santé comme priorité nationale.

Elle favorise l’introduction de mécanismes d’audit, d’auto-évaluation et de suivi régulier des indicateurs sanitaires.

La Commission nationale d’évaluation se voit confier plusieurs responsabilités clés :

  • Élaborer et actualiser le référentiel national d’accréditation
  • Définir des critères précis d’évaluation de la qualité des soins
  • Accompagner les établissements dans l’implémentation de démarches qualité
  • Analyser les indicateurs nationaux de performance sanitaire
  • Produire des rapports d’expertise pour orienter les politiques publiques

Elle joue également un rôle structurant dans :

  • l’organisation du système d’accréditation,
  • la formation et la certification des évaluateurs,
  • la diffusion d’une culture de qualité au sein des institutions de santé.

La commission repose sur une approche collaborative.

Elle regroupe :

  • des représentants de l’administration centrale,
  • des gestionnaires hospitaliers,
  • des experts médicaux et scientifiques,
  • des enseignants et spécialistes techniques.

Cette diversité garantit une vision globale, intégrant les réalités du terrain et les évolutions internationales en matière d’accréditation.

À moyen et long terme, cette réforme devrait produire plusieurs effets :

  • Amélioration de la sécurité des patients
  • Réduction des erreurs médicales évitables
  • Optimisation des parcours de soins
  • Renforcement de la transparence et de la confiance du public

Elle constitue également un levier pour moderniser la gestion hospitalière et rationaliser l’utilisation des ressources.

Pour maximiser l’impact de cette réforme, plusieurs recommandations s’imposent :

Au niveau des établissements de santé

  • Mettre en place des protocoles standardisés basés sur des preuves scientifiques
  • Renforcer la formation continue du personnel médical et paramédical
  • Développer des systèmes de gestion des risques (infection, erreurs thérapeutiques)
  • Instaurer des audits internes réguliers

Au niveau des professionnels de santé

  • Adopter une démarche d’amélioration continue des pratiques cliniques
  • Respecter strictement les recommandations de bonnes pratiques
  • Favoriser la communication interdisciplinaire

Au niveau des patients

  • Encourager l’éducation thérapeutique
  • Promouvoir la prévention et le suivi régulier
  • Renforcer la participation du patient dans les décisions de soins

L’installation de cette commission marque un tournant stratégique. Elle pose les bases d’un système de santé plus rigoureux, plus transparent et orienté vers la qualité.

À terme, cette démarche pourrait contribuer à rapprocher les performances du système national des standards internationaux, tout en répondant aux attentes croissantes des citoyens.

Mots-clés : Santé publique, accréditation, qualité soins, évaluation hospitalière, réforme sanitaire, sécurité, patients, gouvernance, hospitalière, normes médicales, amélioration continue, Algérie.

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