La deuxième phase des Journées nationales de vaccination contre la poliomyélite débute ce dimanche, a annoncé le ministère de la Santé. Cette campagne, qui se poursuivra jusqu’à samedi prochain, vise à consolider l’immunité des jeunes enfants sur l’ensemble du territoire national.
La poliomyélite : une maladie grave mais évitable
La poliomyélite est une infection virale aiguë causée par le poliovirus. Elle se transmet principalement par voie oro-fécale, le plus souvent dans des contextes d’hygiène insuffisante, et touche majoritairement les enfants de moins de cinq ans.
Dans la majorité des cas, l’infection est asymptomatique ou provoque des signes bénins. Toutefois, chez une minorité de patients, le virus peut atteindre le système nerveux central et entraîner des paralysies irréversibles, voire, dans les formes les plus sévères, une atteinte des muscles respiratoires pouvant être fatale.
À ce jour, aucun traitement curatif n’existe contre la poliomyélite. La vaccination reste donc le seul moyen efficace de prévention.
Une stratégie nationale fondée sur l’immunité collective
Cette deuxième phase s’inscrit dans la stratégie nationale de prévention sanitaire, en cohérence avec les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). L’objectif est de maintenir un niveau élevé d’immunité collective, indispensable pour empêcher la circulation du virus, y compris en cas d’importation depuis des zones où la maladie circule encore.
Plus de 7.000 centres de vaccination sont mobilisés à travers le pays, avec le soutien d’équipes médicales mobiles destinées à atteindre les zones rurales, enclavées ou difficiles d’accès. La campagne concerne tous les enfants âgés de deux mois à cinq ans, qu’ils aient ou non déjà reçu une première dose lors de la phase précédente.
Pourquoi vacciner même les enfants déjà immunisés ?
L’administration répétée du vaccin antipoliomyélitique oral ou injectable permet de renforcer et prolonger la protection immunitaire. Chez le nourrisson et le jeune enfant, le système immunitaire est encore en maturation. Des rappels sont donc nécessaires pour garantir une réponse immunitaire suffisante et durable.
Cette stratégie est particulièrement efficace pour interrompre la transmission du virus au sein de la communauté, protégeant ainsi les enfants les plus vulnérables, notamment ceux dont le système immunitaire est affaibli.
Mobilisation du système de santé
Le ministère de la Santé a confirmé la mobilisation totale des équipes médicales et paramédicales, en coordination avec les autorités locales et les structures de santé de proximité. Cette organisation vise à assurer une couverture vaccinale optimale et à garantir des conditions de vaccination sûres, conformes aux normes sanitaires.
Recommandations médicales aux parents
Les autorités sanitaires recommandent aux parents :
- de respecter le calendrier vaccinal, même en l’absence de symptômes chez l’enfant ;
- d’emmener leurs enfants se faire vacciner dès l’ouverture des centres, afin d’éviter les retards ;
- de signaler aux professionnels de santé toute maladie aiguë en cours, afin d’évaluer le moment le plus approprié pour la vaccination ;
- de conserver le carnet de vaccination et de le présenter lors de chaque passage.
Le vaccin contre la poliomyélite est sûr, bien toléré et rigoureusement contrôlé. Les effets indésirables sont rares et le plus souvent bénins, sans commune mesure avec les conséquences potentiellement graves de la maladie.
Un enjeu de santé publique durable
En appelant les parents à participer activement à cette campagne, le ministère rappelle que la vaccination ne protège pas seulement l’enfant vacciné, mais contribue à la sécurité sanitaire de l’ensemble de la population. Maintenir un haut niveau de couverture vaccinale est essentiel pour préserver les acquis sanitaires et prévenir toute réapparition de la poliomyélite sur le territoire national.
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