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Santé dans le Sud algérien : Adrar au cœur d’une nouvelle dynamique de modernisation et d’excellence médicale

Edité par : Safa Kaouther BOUARISSA | Journaliste
18 juin 2026

Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Ait Messaoudene, a réaffirmé la volonté de l’État de poursuivre le renforcement du système de santé dans les régions du Sud à travers la création et le développement de véritables pôles d’excellence médicale. Cette orientation stratégique vise à améliorer l’accès aux soins spécialisés, réduire les disparités territoriales et offrir aux citoyens des prestations de santé de qualité à proximité de leur lieu de résidence.

Le gouvernement accélère le développement des infrastructures sanitaires dans les wilayas du Sud

Lors d’une visite de travail et d’inspection effectuée dans la wilaya d’Adrar, le ministre a annoncé une série de mesures destinées à consolider la couverture sanitaire locale et à moderniser les infrastructures existantes. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la politique nationale de développement du secteur de la santé, fondée sur l’équité, la proximité et la qualité des soins.

Au cours de cette visite, le ministre a insisté sur la nécessité d’accélérer l’achèvement des projets sanitaires en cours afin de garantir leur mise en service dans les meilleurs délais.

Parmi les décisions majeures figure la programmation d’un nouvel hôpital de 120 lits dans la commune de Reggane, un projet appelé à renforcer considérablement les capacités d’accueil et de prise en charge dans cette région stratégique du Sud algérien. Cette infrastructure sera intégrée aux préparatifs de l’avant-projet de loi de finances pour l’année 2027.

Cette future structure permettra non seulement de désengorger les établissements existants, mais aussi d’améliorer l’accès aux soins hospitaliers pour les populations éloignées des grands centres urbains.

La transformation numérique constitue désormais l’un des piliers de la modernisation du système de santé algérien.

Dans ce cadre, le ministre a donné des instructions pour raccorder l’hôpital de Zaouiet-Kounta au réseau de fibre optique et renforcer son intégration aux différentes plateformes numériques du secteur.

L’objectif est de faciliter la circulation de l’information médicale, d’améliorer la gestion des dossiers des patients, de développer la télémédecine et de renforcer la coordination entre les établissements de santé.

Le ministre a également appelé à accélérer la numérisation de l’hôpital mixte de 240 lits d’Adrar, considéré comme une structure de référence pour la région.

Afin d’élever le niveau des prestations médicales spécialisées, plusieurs décisions ont été prises concernant l’équipement et le développement des activités de haute technicité.

Parmi elles :

  • L’acquisition d’un appareil d’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) ;
  • L’opérationnalisation du service de cardiologie interventionnelle ;
  • Le lancement effectif des activités de cathétérisme cardiaque ;
  • Le développement des services de néphrologie et d’hémodialyse ;
  • La préparation du lancement d’un programme de transplantation rénale à court terme.

Ces avancées devraient permettre de réduire significativement les transferts de patients vers les grandes villes du Nord, souvent coûteux et éprouvants pour les malades et leurs familles.

Dans une logique de transfert d’expertise et de renforcement des compétences locales, le ministre a ordonné la mise en place d’un partenariat entre les structures sanitaires d’Adrar et le CHU Mustapha-Pacha d’Alger.

Ce partenariat prévoit :

  • L’envoi régulier d’équipes médicales spécialisées ;
  • L’accompagnement technique des nouveaux services ;
  • La formation continue des médecins et paramédicaux locaux ;
  • Le développement des compétences dans les spécialités de pointe.

Cette coopération constitue un levier essentiel pour assurer l’autonomie progressive des établissements du Sud et améliorer durablement la qualité des soins.

Parmi les perspectives les plus ambitieuses figure l’introduction future de la médecine nucléaire dans la wilaya d’Adrar.

Cette spécialité joue un rôle crucial dans le diagnostic précoce et le suivi de nombreuses maladies, notamment :

  • Les cancers ;
  • Les maladies cardiovasculaires ;
  • Certaines pathologies neurologiques ;
  • Les troubles endocriniens.

L’intégration de cette discipline représente une étape majeure dans la transformation du Sud algérien en véritable pôle régional de santé.

Le ministre a également souligné l’importance d’une gestion plus efficace des ressources humaines.

Il a insisté sur :

  • Le réajustement de la répartition des professionnels de santé selon les besoins réels des établissements ;
  • Le renforcement des effectifs médicaux spécialisés ;
  • L’ouverture de nouvelles spécialités dans le cadre de la formation médicale spécialisée destinées aux wilayas du Sud.

Cette approche vise à répondre aux besoins croissants de la population tout en réduisant les inégalités d’accès aux soins spécialisés.

Parmi les mesures annoncées figure également la réorganisation des structures hospitalières existantes.

Ainsi, l’Établissement public hospitalier (EPH) de 120 lits fera l’objet d’importants travaux de réhabilitation avant sa transformation en hôpital spécialisé mère-enfant.

Cette décision permettra de renforcer :

  • La santé maternelle ;
  • La prise en charge des grossesses à risque ;
  • Les soins néonataux ;
  • Le suivi pédiatrique spécialisé.

La direction de la Santé de la wilaya a été chargée d’élaborer un plan organisationnel garantissant la continuité des soins durant cette période de transition.

Illustrant l’importance accordée à la santé des citoyens, le ministre a ordonné, lors de sa visite, la prise en charge immédiate d’un patient nécessitant l’implantation urgente d’un stimulateur cardiaque (pacemaker).

Son transfert vers Alger a été décidé afin de lui assurer une intervention spécialisée dans les meilleurs délais, témoignant de la volonté des autorités sanitaires de garantir une réponse rapide aux situations médicales critiques.

Le développement des infrastructures sanitaires et des spécialités médicales dans le Sud pourrait générer plusieurs bénéfices majeurs :

  • Réduction des évacuations sanitaires vers le Nord ;
  • Diminution des délais de prise en charge ;
  • Amélioration du diagnostic précoce des maladies chroniques ;
  • Renforcement de la lutte contre les maladies cardiovasculaires et rénales ;
  • Meilleure prise en charge de la santé maternelle et infantile ;
  • Réduction des inégalités territoriales en matière d’accès aux soins.

À long terme, ces investissements devraient contribuer à améliorer les indicateurs de santé publique et la qualité de vie des populations des régions sahariennes.

Les spécialistes soulignent que le développement des infrastructures doit s’accompagner :

  • D’un renforcement des programmes de prévention ;
  • D’un dépistage précoce des maladies cardiovasculaires, du diabète et des cancers ;
  • D’une sensibilisation accrue à la santé maternelle et infantile ;
  • D’une meilleure couverture vaccinale ;
  • Du développement de la télémédecine pour les zones isolées ;
  • D’une formation continue des professionnels de santé.

L’association entre modernisation des équipements, développement des compétences humaines et prévention demeure la clé d’un système de santé performant et durable.

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