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Quand la science simplifie le sport : la technique suédoise accessible à tous..

Edité par : Dr Oussama Mohamed BRAHIMI | Docteur en science de sport
3 janvier 2026

Faire du sport de manière régulière reste un défi pour de nombreuses personnes. Manque de temps, lassitude, contraintes physiques ou simple désintérêt. Face à ces obstacles, une méthode venue de Suède attire de plus en plus l’attention des chercheurs et des professionnels de santé : le ‘’fartlek’’. Une approche simple, ludique et scientifiquement validée, qui pourrait bien réconcilier les plus réticents avec l’activité physique.

Le fartlek, qui signifie ‘’jeu de vitesse’’ en suédois, repose sur un principe simple : alterner librement des phases d’effort modéré et des phases plus intenses, sans chronomètre strict ni plan rigide. Il peut se pratiquer en marchant, en courant, à vélo ou même lors d’activités du quotidien.

Contrairement aux entraînements classiques, souvent perçus comme contraignants, le fartlek laisse une grande liberté. Chacun adapte l’intensité à ses capacités, à son environnement et à son ressenti du moment. Cette flexibilité explique en grande partie son succès croissant.

Les données scientifiques sont claires : il n’est pas nécessaire de s’entraîner tous les jours pour obtenir des bénéfices réels. Les spécialistes recommandent de débuter par une séance de 30 minutes, une fois par semaine, puis d’augmenter progressivement la fréquence ou la durée selon l’envie et la condition physique.

Cette progression graduelle réduit le risque de blessure, limite le découragement et favorise l’adhésion sur le long terme. L’objectif n’est pas la performance, mais la régularité.

De plus en plus d’études montrent que l’introduction de courtes phases d’intensité plus élevée améliore significativement les effets de l’activité physique. Ces phases stimulent le système cardiovasculaire, renforcent les muscles et améliorent l’endurance.

Selon les chercheurs, même une seule séance hebdomadaire intégrant ce type d’effort peut avoir un impact mesurable sur la santé métabolique, la condition physique globale et la longévité.

Les spécialistes de l’entraînement par intervalles, résument l’intérêt de cette approche :  « Le simple fait d’augmenter l’intensité de certains exercices, en passant de promenades tranquilles à des marches plus rapides, peut suffire à améliorer considérablement la santé et la forme physique. »

Pour trouver la bonne intensité lors des phases rapides, un repère simple existe : vous devez pouvoir parler, mais pas chanter. Si vous pouvez chanter sans difficulté, l’effort est trop faible. Si vous êtes incapable de prononcer quelques mots, l’intensité est excessive.

Les effets positifs du fartlek ne se limitent pas au corps. Cette méthode agit également sur le stress, la santé mentale et la motivation. Le caractère ludique de l’alternance rompt la monotonie, stimule le plaisir et favorise la constance.

À long terme, cette pratique contribue à réduire le risque de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2, d’hypertension artérielle et de sédentarité chronique.

  • Commencer progressivement, surtout en cas de reprise après une longue période d’inactivité.
  • Privilégier des activités à faible impact au départ, comme la marche rapide.
  • Respecter l’écoute du corps : douleur inhabituelle, essoufflement excessif ou fatigue persistante doivent alerter.
  • Consulter un professionnel de santé en cas de pathologie chronique ou de doute médical.
  • Associer l’activité physique à une hydratation adéquate et à une alimentation équilibrée.

Sans équipement spécifique, sans abonnement et sans contraintes rigides, le fartlek s’impose comme une solution réaliste pour intégrer l’activité physique dans la vie quotidienne. Plus qu’un simple entraînement, il propose un changement de regard sur le mouvement, accessible à tous.

Pour celles et ceux qui n’aiment pas le sport, cette méthode pourrait bien être le premier pas vers une meilleure santé, durablement.

Mots clés : sport ;fartlek ; santé ; physique ; stress ;

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