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Prise en charge des maladies graves en Algérie : vers un système de soins renforcé et accessible à tous

Edité par : Safa Kaouther BOUARISSA | JOURNALISTE
8 février 2026

Lors d’une séance plénière consacrée aux questions orales au Conseil de la nation, tenue jeudi à Alger, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, M. Abdelhak Saihi, a réaffirmé la volonté de l’État de garantir la prise en charge de tous les patients atteints de maladies graves sur le territoire national.

Cette orientation repose sur la signature de conventions de coopération entre la Sécurité sociale et les établissements de santé en Algérie. L’objectif est clair : offrir des soins spécialisés de qualité dans le pays et réduire le recours aux transferts à l’étranger.

Le ministre a précisé que ces évacuations sanitaires hors du pays restent possibles, mais uniquement dans des situations exceptionnelles, notamment lorsque la spécialité médicale nécessaire n’est pas disponible localement.

Cette intervention s’est déroulée en présence du président du Conseil de la nation, M. Azouz Nasri, et de la ministre des Relations avec le Parlement, Mme Nadjiba Djilali. Elle s’inscrit dans un cadre institutionnel visant à évaluer les politiques publiques de santé et à assurer une meilleure transparence sur la prise en charge des patients atteints de pathologies graves.

Le débat a permis de mettre en lumière les efforts engagés pour renforcer l’organisation du système de soins et améliorer l’accès aux traitements spécialisés.

Le ministre a également évoqué l’importance des nouveaux projets hospitaliers dans l’amélioration de la couverture sanitaire. La finalisation et la mise en service de l’hôpital algéro-qatari-allemand devraient permettre de traiter un nombre important de patients sur place.

Cette infrastructure contribuera à :

  • renforcer la capacité nationale de soins spécialisés,
  • réduire la dépendance aux traitements à l’étranger,
  • améliorer la sécurité sanitaire globale du pays.

Le développement d’établissements de santé modernes représente un levier essentiel pour garantir une prise en charge rapide et efficace des maladies graves.

Concernant les soins réalisés à l’étranger, le ministre a démenti l’existence de dettes impayées de l’Algérie envers des structures hospitalières internationales. Il a affirmé que l’État a honoré l’ensemble de ses engagements financiers dans le cadre des contrats directs liés au traitement de patients algériens hors du pays.

En revanche, il a révélé l’existence de créances au profit de l’Algérie, estimées à 14 millions de dollars, auprès d’un pays qui n’a pas assuré la prise en charge de patients transférés sur son territoire.

Le secteur de la Sécurité sociale joue un rôle central dans l’accompagnement des patients atteints de maladies graves, notamment en oncologie. Le remboursement à 100 % des médicaments anticancéreux constitue une mesure majeure visant à soulager la charge financière des familles.

Cette politique s’inscrit dans les orientations du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune. Elle permet aux patients, en particulier les plus démunis, de bénéficier de la carte Chifa et d’accéder gratuitement aux traitements auprès des pharmacies conventionnées.

Ce dispositif renforce l’équité en matière de santé et améliore l’adhésion aux traitements sur le long terme.

Les maladies graves, telles que les cancers ou certaines pathologies chroniques, nécessitent une prise en charge multidisciplinaire et rapide. Le renforcement des conventions entre la Sécurité sociale et les établissements de santé permet :

  • un accès plus rapide aux soins spécialisés,
  • un meilleur suivi médical,
  • une continuité thérapeutique plus efficace.

Du point de vue médical, la détection précoce et l’accès régulier aux traitements augmentent significativement les chances de stabilisation et d’amélioration de la qualité de vie des patients.

Pour optimiser les résultats de cette stratégie nationale, plusieurs mesures restent essentielles :

  • Encourager le dépistage précoce des maladies graves grâce aux examens médicaux réguliers.
  • Sensibiliser la population aux signes d’alerte nécessitant une consultation rapide.
  • Renforcer le suivi médical continu, notamment pour les patients sous traitement lourd.
  • Assurer une bonne observance thérapeutique en respectant scrupuleusement les prescriptions médicales.
  • Promouvoir un mode de vie sain : alimentation équilibrée, activité physique adaptée et arrêt du tabac.

Ces actions, associées à un système de soins renforcé, permettent d’améliorer la prévention, le diagnostic et la prise en charge globale des patients.

La politique actuelle vise à consolider l’autonomie du système de santé national. En développant les compétences médicales locales et les infrastructures spécialisées, l’Algérie cherche à réduire progressivement le recours aux traitements à l’étranger.

Cette approche s’inscrit dans une vision à long terme : garantir un accès équitable, durable et de qualité aux soins pour tous les patients atteints de maladies graves, tout en renforçant la souveraineté sanitaire du pays.

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