À Mascara, la question cruciale de la radiothérapie destinée aux enfants cancéreux a été au cœur d’une journée d’étude organisée lundi par la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (CNAS).
Une circulaire pour renforcer la prise en charge des enfants atteints de cancer
Objectif : mieux informer les professionnels et les familles sur la nouvelle circulaire d’application publiée le 13 juillet 2025, qui encadre la convention entre les organismes de sécurité sociale et les établissements privés agréés pour la radiothérapie dans le cadre du tiers-payant.
Une couverture intégrale pour les enfants malades
Cette mesure marque une avancée majeure : les enfants assurés sociaux ou ayants droit de moins de 18 ans atteints de cancer bénéficient désormais d’une prise en charge à 100 % des frais liés à la radiothérapie.
Selon Abbes Benyamina, directeur de l’agence locale de la CNAS, cette couverture comprend toutes les prestations associées au traitement :
- les séances de radiothérapie,
- la fourniture de dispositifs médicaux,
- la rééducation fonctionnelle,
- le transport sanitaire,
- ainsi que les médicaments et examens médicaux périodiques.
Un dispositif pour alléger le fardeau des familles
Pour Abdelkader Belhadj, responsable de la cellule d’écoute et d’information, l’objectif est clair : offrir une prise en charge globale, équitable et humaine.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’accord signé le 21 octobre 2025 entre la CNAS, plusieurs établissements hospitaliers publics et des cliniques privées spécialisées en radiothérapie pédiatrique.
Elle vise à garantir la continuité des soins, à améliorer l’accès aux traitements modernes et à soulager les familles des coûts souvent écrasants associés à la maladie. « La convention permet de lever un poids financier considérable pour les parents déjà éprouvés par la maladie de leur enfant », a souligné Hocine Dinar, responsable des prestations à la CNAS de Mascara.
Une coordination entre santé publique et secteur privé
Cette journée d’étude a également permis d’échanger sur les modalités de coordination entre les services de santé publics et privés, afin d’assurer une prise en charge fluide et homogène sur tout le territoire.
Des représentants d’associations locales œuvrant pour les enfants atteints de cancer étaient présents pour partager leurs expériences et sensibiliser sur les besoins psychologiques et logistiques des familles.
Recommandations médicales et sociales
Les spécialistes présents ont insisté sur plusieurs points essentiels :
- La radiothérapie pédiatrique doit toujours être encadrée par une équipe pluridisciplinaire (oncologues, radiothérapeutes, psychologues, kinésithérapeutes).
- Une surveillance à long terme est nécessaire pour limiter les effets secondaires sur la croissance et le développement.
- Le soutien psychologique de l’enfant et de sa famille est une composante à part entière du traitement.
Un message d’espoir et de solidarité
En rendant la radiothérapie accessible sans condition financière, la CNAS renforce la justice sociale en santé et donne une chance égale à tous les enfants atteints de cancer.
Cette mesure, saluée par les associations de patients, illustre une volonté nationale d’humaniser la médecine et de replacer le bien-être de l’enfant au cœur des priorités sanitaires. « Derrière chaque protocole médical, il y a une vie à sauver, une famille à soutenir, un avenir à préserver », a rappelé en conclusion un médecin participant à la rencontre.
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