Le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale a procédé, lundi à Alger, au lancement officiel de la carte électronique d’accès aux médicaments au profit des personnes démunies ne disposant d’aucune couverture sociale. La cérémonie a été présidée par le ministre Abdelhak Saihi, en présence de la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Soraya Mouloudji.
Une nouvelle avancée majeure de l’État social
Cette initiative marque une étape structurante dans la politique nationale de protection sociale et confirme l’orientation de l’État vers un accès équitable et universel aux soins.
La santé, un droit constitutionnel garanti
Dans son allocution, M. Abdelhak Saihi a rappelé que cette mesure s’inscrit dans l’application d’« une décision souveraine traduisant une volonté politique claire ».
Il a souligné que le citoyen demeure au cœur des politiques publiques, avec une reconnaissance explicite du droit à la santé, aux soins et aux médicaments, tel que consacré par la Constitution.
Selon le ministre, cette réforme reflète une vision où la protection sociale n’est pas un privilège, mais un droit fondamental garanti par l’État.
Des réformes sociales profondes depuis 2019
Le ministre a mis en avant les transformations engagées depuis l’investiture du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
L’Algérie a, selon lui, connu des réformes sociales d’envergure, mettant fin aux logiques d’exclusion et de marginalisation.
« Ces réformes ont mobilisé d’importantes ressources financières et humaines, renforcé le système national de santé, consolidé le principe de la gratuité des soins et assuré une prise en charge globale des citoyens, sans aucune forme de discrimination », a précisé le ministre
L’objectif affiché : réhabiliter pleinement l’État social.
Une carte électronique au service de la dignité humaine
La nouvelle carte électronique symbolise, selon M. Saihi, une politique publique moderne, fondée sur :
- la numérisation,
- la transparence,
- l’égalité des chances.
Elle vise à éliminer la bureaucratie, réduire les délais et garantir un accès direct, sécurisé et efficace aux médicaments, tout en préservant la dignité des bénéficiaires.
Cette démarche s’inscrit dans une réforme globale coordonnée entre plusieurs secteurs, destinée à bâtir un État fort par sa justice, moderne par ses outils et humain par ses décisions, fidèle aux valeurs nationales et aux principes de Novembre.
Un dispositif ciblant les populations les plus vulnérables
De son côté, la ministre Soraya Mouloudji a rappelé les efforts continus du secteur de la solidarité nationale en faveur des catégories vulnérables.
Elle a évoqué les mécanismes mis en place pour améliorer leurs conditions de vie, notamment la prime forfaitaire de solidarité.
Concernant la carte électronique, elle a précisé qu’elle est destinée aux personnes démunies sans couverture sociale et sans revenus, y compris les malades chroniques, ainsi qu’à leurs enfants mineurs placés sous leur tutelle.
« Ce dispositif s’appuie sur le décret exécutif n°24-287 du 22 août 2024, définissant les modalités de prise en charge médicale des personnes non assurées socialement, ainsi que sur des décisions interministérielles conjointes », précise la ministre.
Un accès gratuit et encadré aux médicaments
La carte électronique permet aux bénéficiaires et à leurs enfants mineurs :
- d’accéder gratuitement aux médicaments prescrits,
- selon une liste officielle fixée par la décision interministérielle du 13 juillet 2025,
- auprès des pharmacies conventionnées avec la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (CNAS).
Pour les patients atteints de maladies chroniques, la carte ouvre droit à un traitement couvrant une durée de trois mois, assurant ainsi une continuité thérapeutique essentielle.
Une réforme à fort impact social
Avec cette carte électronique, l’Algérie franchit un pas supplémentaire vers :
- la réduction des inégalités en matière de santé,
- la modernisation de la gestion sociale,
- la protection effective des populations les plus fragiles.
Cette mesure illustre une approche structurelle et durable de la solidarité nationale, où l’accès aux médicaments devient un levier central de justice sociale.
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