
Chaque hiver, la grippe touche des millions de personnes, mais ses effets vont bien au-delà de la simple fièvre et des courbatures. Selon une étude récente compilant 155 recherches, le virus de la grippe peut multiplier par 5 le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) dans le mois qui suit l’infection.
Une “tempête” biologique silencieuse
Contrairement au rhume qui s’installe progressivement, la grippe frappe brutalement, laissant les patients cloués au lit. Mais pendant que vous luttez contre les symptômes classiques — fièvre, fatigue intense, douleurs musculaires —, le virus déclenche une inflammation systémique massive.
Cette inflammation n’attaque pas seulement les poumons. Elle affecte l’ensemble du système cardiovasculaire, favorisant la formation et la rupture de plaques d’athérome dans les artères. Ces perturbations peuvent provoquer infarctus et AVC.
“L’inflammation joue un rôle clé dans la progression des maladies cardiovasculaires. L’élévation de certains marqueurs inflammatoires est associée à un risque accru d’événements futurs”, soulignent les chercheurs américains dans le Journal of the American Heart Association.
Une fenêtre critique de 28 jours
L’étude montre que le risque d’AVC est particulièrement élevé pendant les 28 jours suivant l’infection. Même si les symptômes grippaux disparaissent, le cerveau et le cœur restent vulnérables.
Pendant cette période, les médecins recommandent :
- Éviter les efforts physiques intenses (sport, port de charges lourdes).
- Éviter les stress thermiques (sauna, expositions au froid extrême).
- Surveiller les signes d’alerte neurologiques : faiblesse soudaine, troubles de l’élocution, maux de tête inhabituels, engourdissement ou perte de coordination.
Vaccination : une protection vitale
Face à ce risque, la vaccination antigrippale apparaît comme un outil majeur de prévention cardiovasculaire.
- Les études montrent que la vaccination réduit le risque d’événements cardiovasculaires majeurs de 34 %.
- Chez les patients ayant déjà subi un infarctus, cette protection atteint 45 %.
Se faire vacciner, expliquent les spécialistes, c’est comme mettre sa ceinture de sécurité : cela ne supprime pas le virus, mais réduit le risque que l’attaque soit fatale pour vos organes vitaux.
Recommandations supplémentaires
- Consulter rapidement un médecin en cas de symptômes neurologiques post-grippe.
- Maintenir une hydratation suffisante et une alimentation équilibrée pour soutenir le système immunitaire et cardiovasculaire.
- Limiter l’alcool et le tabac, qui aggravent l’inflammation et le risque vasculaire.
- Prioriser le repos complet au moins une semaine après la fin des symptômes.
Avec ces mesures, la grippe n’est plus à considérer comme une simple maladie respiratoire : c’est une urgence vasculaire silencieuse qu’il faut prévenir avec vigilance.
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