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AVC nocturne : le symptôme à ne jamais ignorer avant de dormir

Edité par : Dr. Wioletta Julia Puzio | Docteur en médecine
19 octobre 2025

Trop de patients disent : « On verra demain », mais demain, c’est parfois trop tard.”

Chaque année, des milliers de personnes sont victimes d’un accident vasculaire cérébral (AVC). De nombreuses en meurent, Pourtant, dans de nombreux cas, le drame pourrait être évité. Plusieurs professionnels de santé, tirent la sonnette d’alarme : « Beaucoup de patients ressentent un symptôme inquiétant le soir, se disent qu’ils verront demain… et font un AVC dans la nuit. Le lendemain, il est souvent trop tard. »

Un AVC survient lorsque le cerveau n’est plus correctement irrigué.

  • Dans 80 % des cas, il s’agit d’un caillot qui bloque une artère cérébrale (AVC ischémique).
  • Dans 20 % des cas, c’est une hémorragie due à la rupture d’un vaisseau.

Privées de sang et d’oxygène, les cellules cérébrales meurent en quelques minutes. D’où l’importance d’agir immédiatement : chaque minute perdue, c’est 2 millions de neurones détruits.

Les symptômes d’un AVC sont soudains et facilement identifiables. Les médecins rappellent une règle simple :

 « Pensez au mot VITE :

  • V pour Visage paralysé,
  • I pour Impossibilité de bouger un bras ou une jambe,
  • T pour Troubles de la parole,
  • E pour Extrême urgence. »

Une personne qui présente l’un de ces signes — même brièvement — ne doit jamais aller se coucher.

Il faut appeler les urgences immédiatement.

Les traitements sont efficaces, mais seulement dans les premières heures :

  • Moins de 4 h 30 après les premiers symptômes : un médicament peut dissoudre le caillot.
  • Jusqu’à 6 heures : une thrombectomie (aspiration mécanique du caillot) peut sauver le cerveau.
  • Au-delà, les lésions deviennent irréversibles.

Une prise en charge précoce multiplie les chances de récupération complète. Tarder, c’est condamner le cerveau à des séquelles lourdes.

L’AVC ne frappe pas au hasard. Il résulte souvent d’une association de facteurs de risque :

  • Hypertension artérielle non contrôlée
  • Cholestérol élevé
  • Troubles du rythme cardiaque (comme la fibrillation auriculaire)
  • Diabète, tabac, alcool, sédentarité

Avec l’âge, les artères se fragilisent. Mais il est possible d’agir :

  • Surveiller sa tension et son rythme cardiaque
  • Marcher au moins 30 minutes par jour
  • Réduire le sel, le sucre et l’alcool
  •  Consulter dès le moindre signe d’alerte

Un visage qui se fige, un bras qui faiblit, une parole qui déraille : même le soir, ne pas attendre demain. L’AVC ne prévient pas. Mieux vaut déranger les secours pour rien que perdre son cerveau en dormant.

Mots clés : AVC ; visage ; bras ; secours ; cœurs ; santé ; nocturne ;

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