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À Genève, l’Algérie défend la solidarité internationale et le droit universel à la santé

Edité par : Safa Kaouther BOUARISSA | Journaliste
23 mai 2026

Le ministre algérien de la Santé, Mohamed Seddik Ait Messaoudene, a réaffirmé à Genève l’engagement constant de l’Algérie en faveur de la solidarité internationale, de l’équité sanitaire et du droit universel à la santé.

L’Algérie plaide pour une santé accessible à tous

Cette déclaration a été prononcée mardi lors des travaux de la 79e Assemblée mondiale de la Santé, organisée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en Suisse.

Dans son allocution, le ministre a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective face aux défis sanitaires mondiaux devenus de plus en plus complexes.

Selon Mohamed Seddik Ait Messaoudene, le monde traverse aujourd’hui une période marquée par des crises sanitaires inédites.

Il a cité :

  • les pandémies ;
  • les tensions géopolitiques ;
  • les urgences climatiques ;
  • les inégalités d’accès aux soins ;
  • les difficultés d’approvisionnement médical dans plusieurs régions du monde.

Le ministre a estimé que ces menaces nécessitent une coopération internationale renforcée et une accélération de la mise en œuvre de la couverture sanitaire universelle.

Pour l’Algérie, garantir l’accès aux soins pour tous est désormais une priorité stratégique mondiale et non plus uniquement un objectif national.

Lors de son intervention, le ministre a mis en avant les progrès enregistrés par l’Algérie dans le domaine de la santé publique grâce aux politiques menées depuis plusieurs décennies.

Parmi les principaux indicateurs présentés :

  • une espérance de vie atteignant 80 ans ;
  • des avancées importantes dans la santé de la mère et de l’enfant ;
  • une amélioration de la prévention sanitaire ;
  • la couverture des besoins nationaux en médicaments ;
  • l’éradication de plusieurs maladies contagieuses.

Ces résultats traduisent, selon lui, les efforts engagés pour renforcer durablement le système de santé algérien.

Le ministre a également assuré que l’Algérie poursuivra la modernisation de son système sanitaire tout en restant fidèle aux principes défendus par l’OMS, notamment la solidarité et l’équité.

Les réformes engagées reposent sur plusieurs axes :

  • renforcement des infrastructures hospitalières ;
  • développement de la numérisation du secteur de la santé ;
  • formation des ressources humaines ;
  • promotion de la médecine de proximité ;
  • amélioration des programmes de prévention ;
  • maintien de la gratuité des soins.

L’objectif est de renforcer l’accès aux soins, d’améliorer la prise en charge des patients et d’augmenter la capacité du pays à répondre aux futures crises sanitaires.

Dans son discours, Mohamed Seddik Ait Messaoudene a rappelé que le droit à la santé constitue, pour l’Algérie, un droit fondamental qui doit être garanti à tous sans exception.

Cette approche repose sur le principe d’égalité d’accès aux soins, indépendamment des conditions sociales ou géographiques.

Les spécialistes de santé publique rappellent que l’accès précoce aux soins, à la vaccination, au dépistage et à la prévention reste essentiel pour réduire la mortalité et améliorer la qualité de vie des populations.

Le ministre a également exprimé la profonde inquiétude de l’Algérie face à la détérioration de la situation humanitaire et sanitaire en Palestine et dans les territoires occupés.

Il a dénoncé :

  • les attaques visant les populations civiles ;
  • les destructions d’infrastructures sanitaires ;
  • les difficultés d’accès aux soins ;
  • les violences touchant les personnels médicaux.

L’Algérie appelle à garantir une protection urgente des civils et à permettre l’acheminement sans entrave de l’aide humanitaire et médicale.

Dans les zones de conflit, les experts rappellent que les ruptures de soins, le manque de médicaments et la destruction des structures hospitalières augmentent fortement les risques épidémiques et la mortalité.

Lors de cette rencontre internationale, le ministre a également réaffirmé l’attachement de l’Algérie à sa politique africaine basée sur la solidarité et le développement commun.

Cette coopération sanitaire s’inscrit dans le cadre de la coopération Sud-Sud et se concrétise notamment à travers l’Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement (AICA), créée sous l’impulsion du président Abdelmadjid Tebboune.

L’objectif est de renforcer :

  • les échanges d’expertise médicale ;
  • la formation des professionnels de santé ;
  • la prévention des épidémies ;
  • l’accès aux soins dans les pays africains partenaires.

Le ministre de la Santé a enfin souligné que l’Assemblée mondiale de la Santé doit aujourd’hui jouer un rôle central dans le renforcement de l’action collective internationale.

Selon lui, les décisions prises lors de cette session auront un impact direct sur :

  • la sécurité sanitaire mondiale ;
  • la prévention des futures pandémies ;
  • les capacités de riposte aux crises ;
  • la coopération entre les États membres.

Dans un contexte mondial marqué par l’émergence de nouvelles menaces sanitaires, les experts rappellent que la coordination internationale reste indispensable pour protéger les populations et limiter les crises sanitaires majeures.

Les spécialistes rappellent que plusieurs mesures demeurent essentielles pour renforcer durablement les systèmes de santé :

  • développer la prévention et le dépistage précoce ;
  • améliorer l’accès aux soins primaires ;
  • renforcer les campagnes de vaccination ;
  • soutenir la formation continue des professionnels ;
  • investir dans les infrastructures hospitalières ;
  • promouvoir l’éducation sanitaire auprès de la population.

La santé publique repose également sur une coopération internationale solide, particulièrement face aux pandémies, aux catastrophes climatiques et aux crises humanitaires.

À travers cette intervention à Genève, l’Algérie réaffirme sa volonté de défendre une approche de la santé basée sur la solidarité, la prévention et l’accès universel aux soins.

Dans un monde confronté à des crises sanitaires de plus en plus complexes, le pays appelle à renforcer les mécanismes de coopération internationale afin de garantir le droit à la santé pour tous.

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