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Kouidri ordonne d’accélérer la réalisation des projets stratégiques pour renforcer la souveraineté sanitaire

Edité par : Safa Kaouther BOUARISSA | Journaliste
17 août 2026

Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, a demandé d’accélérer la réalisation de deux projets majeurs du groupe Saïdal à Constantine et Annaba. Dédiés respectivement à la production de médicaments anticancéreux et de vaccins, ces projets doivent entrer en exploitation avant la fin du quatrième trimestre 2027. Ils constituent un enjeu important pour renforcer la production pharmaceutique nationale et sécuriser l’approvisionnement en produits de santé stratégiques.

Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, a présidé dimanche à Alger une réunion technique consacrée au suivi de plusieurs projets stratégiques relevant du groupe Saïdal.

La rencontre s’est déroulée au siège du ministère, en présence de cadres du groupe public ainsi que de représentants de sociétés étrangères impliquées dans ces projets.

Plusieurs exposés techniques ont permis de faire le point sur l’état d’avancement des travaux. L’objectif était notamment d’identifier les différentes étapes encore à finaliser et de veiller au respect du calendrier prévu.

Deux projets ont particulièrement été examinés : celui consacré à la production de médicaments anticancéreux dans la wilaya de Constantine et celui destiné à la production de vaccins dans la wilaya d’Annaba.

Ces deux infrastructures sont considérées comme prioritaires pour le développement des capacités nationales de production pharmaceutique.

Le développement d’une capacité nationale dédiée aux médicaments anticancéreux représente un enjeu majeur de santé publique.

Les traitements contre le cancer nécessitent en effet un approvisionnement régulier et sécurisé. Toute rupture ou tension sur les chaînes d’approvisionnement peut avoir des conséquences importantes sur la continuité des traitements des patients.

La production locale doit ainsi contribuer à sécuriser davantage la disponibilité de médicaments essentiels, tout en réduisant la dépendance à l’égard des importations.

À terme, le renforcement des capacités industrielles dans ce domaine pourrait également favoriser le développement des compétences nationales dans la fabrication de produits pharmaceutiques à forte valeur ajoutée.

Un projet de production de vaccins à Annaba

Le développement d’une telle capacité industrielle présente un intérêt particulier pour la santé publique. Les vaccins sont des produits stratégiques qui nécessitent des normes particulièrement strictes en matière de qualité, de sécurité, de contrôle microbiologique et de traçabilité.

Une production nationale suffisamment robuste pourrait permettre de mieux sécuriser l’approvisionnement du pays, notamment lors des périodes de forte demande ou en cas de perturbation des chaînes internationales.

Elle pourrait également renforcer progressivement les capacités algériennes dans le domaine de la bioproduction pharmaceutique.

Au cours de la réunion, Ouacim Kouidri a insisté sur la nécessité d’accélérer le rythme de réalisation des deux projets.

Le ministre a également demandé que les délais prévus soient strictement respectés. L’objectif fixé est clair : permettre l’entrée en exploitation des deux projets avant la fin du quatrième trimestre 2027.

Cette échéance impose un suivi rapproché des travaux et une coordination étroite entre les différentes parties prenantes, notamment le groupe Saïdal et les partenaires industriels concernés.

Le respect du calendrier sera déterminant pour que ces investissements puissent rapidement produire leurs premiers effets sur l’offre pharmaceutique nationale.

Au-delà de la construction de nouvelles unités industrielles, ces projets s’inscrivent dans une stratégie plus large de renforcement de la souveraineté sanitaire.

L’objectif est de disposer de capacités nationales capables de produire davantage de médicaments et de vaccins considérés comme stratégiques.

Cette orientation répond à un enjeu particulièrement important : réduire la vulnérabilité du système de santé face aux perturbations des marchés internationaux.

La crise sanitaire mondiale a notamment montré l’importance de disposer de chaînes d’approvisionnement diversifiées et de capacités de production locales pour les produits de santé essentiels.

Pour les patients, l’intérêt de ces projets est avant tout lié à la continuité et à la sécurité des traitements.

Dans le domaine de l’oncologie, la disponibilité régulière des médicaments est essentielle pour éviter les interruptions ou les retards de prise en charge. La même logique s’applique aux vaccins, qui jouent un rôle central dans la prévention des maladies infectieuses et la protection collective.

Toutefois, le développement de la production locale ne doit pas se limiter à la quantité produite. Il doit également garantir une qualité pharmaceutique conforme aux normes réglementaires, une surveillance permanente des lots et une pharmacovigilance efficace.

L’accélération des travaux ne doit donc pas se faire au détriment des exigences sanitaires.

Pour les médicaments comme pour les vaccins, chaque étape de fabrication doit répondre à des normes strictes de bonnes pratiques de fabrication, contrôle qualité, traçabilité et sécurité.

Les autorités sanitaires devront également maintenir une surveillance rigoureuse après la mise sur le marché afin d’identifier rapidement tout problème éventuel lié à la qualité ou à la sécurité des produits.

Si les échéances sont respectées et que les unités atteignent les niveaux de production prévus, ces investissements pourraient contribuer à :

  • sécuriser l’approvisionnement en médicaments anticancéreux et en vaccins ;
  • réduire certaines dépendances vis-à-vis des importations ;
  • renforcer les capacités industrielles nationales ;
  • améliorer la disponibilité des produits pharmaceutiques stratégiques ;
  • développer l’expertise algérienne dans des secteurs pharmaceutiques complexes ;
  • renforcer la résilience du système national de santé ;
  • soutenir progressivement la souveraineté sanitaire du pays.

Le calendrier annoncé constitue désormais un élément central du suivi de ces deux projets.

Constantine accueillera le projet de production de médicaments anticancéreux, tandis qu’Annaba accueillera celui consacré aux vaccins. Les deux unités doivent entrer en exploitation avant la fin du quatrième trimestre 2027.

Pour les autorités, leur réalisation dans les délais permettra de franchir une nouvelle étape dans le développement de la production pharmaceutique nationale et dans la sécurisation de produits de santé considérés comme stratégiques.

Deux projets majeurs :

  • Constantine : production de médicaments anticancéreux.
  • Annaba : production de vaccins.
  • Pilote : groupe Saïdal, avec la participation de partenaires étrangers.
  • Consigne ministérielle : accélérer les travaux.
  • Échéance : entrée en exploitation avant la fin du quatrième trimestre 2027.
  • Objectif : renforcer la production locale et la souveraineté sanitaire.

Pour les patients, le développement de la production locale ne change pas les règles de prise en charge : un médicament anticancéreux ou un vaccin doit toujours être utilisé sur prescription ou selon les recommandations des autorités sanitaires et des professionnels de santé. Les patients ne doivent jamais modifier, interrompre ou remplacer un traitement en fonction de la disponibilité supposée d’un produit sans en parler à leur médecin ou à leur pharmacien.

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