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Santé : l’Algérie renforce son partenariat avec le Centre international de recherche sur le cancer

Edité par : Safa Kaouther BOUARISSA | Journaliste
16 juin 2026

L’Algérie poursuit le renforcement de sa stratégie nationale de lutte contre le cancer. À l’occasion de la Conférence internationale consacrée à la recherche sur le cancer, organisée à Alger par la Commission nationale de prévention et de lutte contre le cancer, le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudene, a reçu la directrice du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), relevant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la Pr Elizabete Weiderpass.

Recherche, dépistage précoce, vaccination contre le HPV et numérisation de la santé au cœur des échanges

Cette rencontre de haut niveau, en présence du président de la commission, Adda Bounedjar, du président du Conseil du renouveau économique algérien (CREA), Kamel Moula, , a permis d’examiner les perspectives de coopération entre l’Algérie et le CIRC, avec pour objectif d’accélérer le développement de la recherche scientifique, de renforcer les programmes de prévention et d’améliorer la prise en charge des patients atteints de cancer.

La lutte contre le cancer constitue aujourd’hui l’un des principaux défis sanitaires en Algérie, comme dans de nombreux pays à travers le monde. Face à l’augmentation du nombre de cas liée au vieillissement de la population, aux changements des modes de vie et à l’exposition à différents facteurs de risque, les autorités sanitaires misent sur une approche globale fondée sur la prévention, le dépistage précoce, la recherche et l’innovation thérapeutique.

Lors de cette rencontre, le ministre de la Santé a salué le rôle du Centre international de recherche sur le cancer dans le soutien des efforts mondiaux visant à améliorer les connaissances scientifiques sur les cancers, à développer la prévention et à promouvoir de nouvelles approches diagnostiques et thérapeutiques.

Mohamed Seddik Aït Messaoudene a rappelé que la recherche scientifique et clinique constitue l’un des piliers fondamentaux de la Stratégie nationale de prévention et de lutte contre le cancer pour la période 2025-2035.

Cette orientation vise notamment à :

  • améliorer les méthodes de diagnostic ;
  • développer des traitements plus performants ;
  • renforcer les essais cliniques ;
  • évaluer l’efficacité des programmes de santé ;
  • produire des données fiables pour orienter les politiques sanitaires.

Le développement de la recherche clinique est considéré comme un levier essentiel pour adapter les stratégies de lutte contre le cancer aux réalités épidémiologiques du pays et aux besoins spécifiques des patients algériens.

Les échanges ont également porté sur la modernisation du système de santé algérien et l’accélération de sa transformation numérique.

Le ministre a souligné l’importance de généraliser le dossier médical électronique ainsi que l’identifiant national de santé, deux outils appelés à jouer un rôle majeur dans l’amélioration de la gestion des données médicales.

Ces dispositifs permettront notamment :

  • de centraliser les informations médicales des patients ;
  • d’améliorer le suivi des parcours de soins ;
  • de faciliter la recherche clinique ;
  • de renforcer la qualité des statistiques sanitaires ;
  • d’optimiser la prise de décision médicale et administrative.

L’exploitation de données de santé fiables constitue aujourd’hui un enjeu stratégique pour mieux comprendre l’évolution des cancers et adapter les politiques de prévention et de traitement.

Les deux parties ont insisté sur l’importance du dépistage précoce, considéré comme l’un des moyens les plus efficaces pour réduire la mortalité liée au cancer.

Le ministre a mis en avant le rôle central de la santé de proximité dans cette démarche.

Le renforcement des soins de santé primaires, associé à l’intensification des campagnes de sensibilisation et de dépistage, doit permettre :

  • d’identifier les cancers à un stade précoce ;
  • d’améliorer les chances de guérison ;
  • de réduire les complications ;
  • d’alléger les coûts liés aux traitements des formes avancées.

Les spécialistes rappellent que de nombreux cancers, notamment ceux du sein, du col de l’utérus, du côlon ou de la prostate, bénéficient d’un meilleur pronostic lorsqu’ils sont détectés précocement.

Parmi les dossiers majeurs évoqués figure la future mise en œuvre d’un programme national de vaccination contre le papillomavirus humain (HPV).

Selon les discussions engagées lors de cette rencontre, l’Algérie prévoit d’entamer cette campagne au cours de la période 2026-2027.

Le HPV est reconnu comme la principale cause du cancer du col de l’utérus, l’un des cancers les plus fréquents chez les femmes dans le monde.

La vaccination, associée au dépistage régulier, constitue aujourd’hui la stratégie la plus efficace pour réduire l’incidence de cette maladie.

Les experts considèrent cette future introduction comme une avancée majeure en matière de prévention des cancers liés aux infections virales.

Les échanges ont également porté sur le développement et la modernisation des registres nationaux du cancer.

Ces bases de données jouent un rôle essentiel dans :

  • le suivi de l’évolution des cancers ;
  • l’identification des facteurs de risque ;
  • l’évaluation des programmes de prévention ;
  • l’orientation des politiques de santé publique ;
  • la planification des ressources médicales.

Des registres rigoureux et régulièrement actualisés sont indispensables pour disposer d’une vision précise de la situation épidémiologique nationale.

Parmi les perspectives examinées figure également l’adhésion de l’Algérie au Centre international de recherche sur le cancer.

Une telle démarche pourrait permettre :

  • un accès élargi aux réseaux scientifiques internationaux ;
  • le partage d’expertise ;
  • le développement de projets de recherche communs ;
  • le renforcement des capacités nationales en matière d’épidémiologie et de recherche clinique ;
  • une meilleure intégration dans les programmes mondiaux de lutte contre le cancer.

Cette coopération offrirait également de nouvelles opportunités de formation pour les chercheurs et les professionnels de santé algériens.

De son côté, la directrice du CIRC, la Pr Elizabete Weiderpass, a salué les efforts déployés par l’Algérie pour moderniser son système de santé et renforcer les actions de prévention.

Elle a particulièrement souligné :

  • les progrès réalisés dans le domaine de la santé de proximité ;
  • les investissements consentis dans la prévention ;
  • les programmes de sensibilisation sanitaire ;
  • le développement de la recherche scientifique.

La responsable internationale a réaffirmé la disponibilité du CIRC à accompagner l’Algérie à travers :

  • un soutien scientifique et méthodologique ;
  • la formation des jeunes chercheurs ;
  • le partage d’expertise ;
  • le développement de partenariats internationaux.

Au terme de cette rencontre, les deux parties ont réaffirmé leur volonté commune de renforcer la coopération scientifique et institutionnelle afin de faire progresser la prévention, le dépistage, la recherche et la prise en charge des cancers.

Cette dynamique s’inscrit dans une vision à long terme visant à consolider la souveraineté sanitaire du pays, à améliorer les connaissances scientifiques et à offrir aux patients des soins toujours plus performants.

À travers le développement de la recherche, la numérisation du système de santé, l’introduction prochaine de la vaccination contre le HPV et le renforcement des programmes de dépistage précoce, l’Algérie entend franchir une nouvelle étape dans sa lutte contre l’une des principales causes de mortalité dans le monde.

  • Participer aux programmes de dépistage recommandés selon l’âge et les facteurs de risque.
  • Consulter rapidement en cas de symptômes persistants ou inhabituels.
  • Éviter le tabagisme actif et passif.
  • Adopter une alimentation équilibrée riche en fruits, légumes et fibres.
  • Maintenir une activité physique régulière.
  • Limiter la consommation d’alcool.
  • Respecter les calendriers vaccinaux, notamment ceux liés à la prévention des cancers d’origine virale.
  • Effectuer un suivi médical régulier, en particulier en présence d’antécédents familiaux de cancer.

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