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Système hospitalo-universitaire : l’État renforce le dialogue avec les enseignants chercheurs pour améliorer la santé publique

Edité par : Safa Kaouther BOUARISSA | JOURNALISTE
1 février 2026

Les ministres de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudene, et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, ont présidé une réunion de travail approfondie avec les membres du bureau national du Syndicat national des enseignants chercheurs hospitalo-universitaires, sous la direction de son président, Rachid Belhadj. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une dynamique de consultation continue visant à renforcer le système hospitalo-universitaire algérien.

Les enseignants chercheurs hospitalo-universitaires occupent une place centrale dans l’architecture du système de santé. Ils assurent simultanément la prise en charge des patients, la formation des futurs médecins et spécialistes, ainsi que la production de connaissances scientifiques. Les deux ministres ont souligné que toute réforme durable du secteur de la santé ne peut se faire sans une implication active de ce corps professionnel, dont l’expertise conditionne la qualité des soins, la modernisation des hôpitaux et le développement de la recherche médicale.

Les échanges ont mis en évidence la nécessité d’une coordination étroite et permanente entre les ministères de la Santé et de l’Enseignement supérieur. Cette synergie est considérée comme indispensable pour améliorer la gouvernance des centres hospitalo-universitaires, harmoniser les programmes de formation médicale et renforcer le lien entre enseignement, pratique clinique et recherche scientifique. L’objectif affiché est de bâtir un système intégré, capable de répondre aux besoins croissants de la population et aux défis sanitaires contemporains.

Une large part de la réunion a été consacrée à l’examen des revendications socioprofessionnelles des enseignants chercheurs. Les discussions ont porté sur le régime indemnitaire, la valorisation des carrières, la charge de travail, ainsi que les conditions d’exercice au sein des établissements hospitaliers et universitaires. Les ministres ont reconnu que l’amélioration de ces paramètres est un levier essentiel pour renforcer l’attractivité du métier, limiter la fuite des compétences et garantir une stabilité professionnelle propice à l’excellence médicale et académique.

Les deux départements ont insisté sur le fait que la prise en charge des préoccupations des enseignants chercheurs doit s’inscrire dans une vision globale centrée sur le patient. De meilleures conditions de travail, une reconnaissance statutaire claire et des incitations adaptées contribuent directement à l’amélioration de la qualité des soins, à la réduction des dysfonctionnements hospitaliers et à l’optimisation des parcours de prise en charge.

Au terme de la rencontre, les ministres Aït Messaoudene et Baddari ont réaffirmé leur volonté de maintenir un dialogue ouvert, régulier et constructif avec les organisations syndicales. Cette approche participative, fondée sur l’écoute et la concertation, vise à associer les acteurs de terrain aux décisions stratégiques. Elle constitue, selon les autorités, une condition indispensable pour réussir les réformes engagées et asseoir un système hospitalo-universitaire solide, performant et durable, au service de la santé publique et du développement scientifique national.

Mots clés : Enseignants chercheurs, Système hospitalo-universitaire, Santé publique, Réforme médicale, Dialogue social

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