Une Bonne Santé pour une Vie Meilleure

HPV : une grande étude confirme l’efficacité du vaccin contre le cancer du col de l’utérus

Edité par : Dre. Wioletta Julia Puzio | Docteure en médecine
17 décembre 2025

Une preuve solide issue d’un travail scientifique indépendant

Une nouvelle étude menée par l’organisme international et indépendant Cochrane vient confirmer l’efficacité du vaccin contre le papillomavirus humain (HPV) pour réduire le risque de cancer du col de l’utérus. Cette analyse, publiée le 24 novembre, renforce le message déjà porté par de nombreux chercheurs : la vaccination précoce est l’une des stratégies les plus efficaces pour prévenir ce cancer.

Certains papillomavirus humains augmentent fortement le risque de développer des lésions du col de l’utérus. Ces lésions peuvent évoluer, dans certains cas, vers un cancer. C’est pourquoi la vaccination est considérée comme un outil puissant de prévention.

Pour obtenir une vision globale, les chercheurs de Cochrane ont compilé plus de 200 études :

  • études populationnelles avant/après introduction du vaccin,
  • comparaisons entre personnes vaccinées et non vaccinées,
  • études cas-témoins,
  • études transversales.

Ce type de travail, appelé méta-analyse, permet d’assembler les résultats de nombreuses recherches déjà robustes, donnant un niveau de preuve particulièrement élevé.

Les conclusions sont nettes : chez les personnes vaccinées avant 16 ans, le risque de cancer du col de l’utérus diminue d’environ 80 %.

Les chercheurs montrent une relation claire entre l’âge de vaccination et l’efficacité : plus la vaccination est réalisée tôt, meilleure est la protection.

L’objectif est simple : administrer le vaccin avant que la personne ne soit exposée au virus.

Les experts Cochrane précisent que le vaccin n’augmente pas le risque des effets secondaires souvent évoqués sur les réseaux sociaux. Aucun lien n’a été démontré avec :

  • des troubles cardiovasculaires,
  • une fatigue chronique,
  • une paralysie,
  • des douleurs chroniques,
  • des problèmes de fertilité,
  • ou une modification du comportement.

Concernant le syndrome de Guillain-Barré, les chercheurs soulignent que les données actuelles ne montrent pas d’augmentation démontrée du risque.

Ils rappellent également un point essentiel : les affirmations inquiétantes circulant sur les réseaux sociaux ne sont pas appuyées par les données scientifiques.

Il est recommandé de vacciner contre le HPV pour :

  • toutes les filles et tous les garçons de 11 à 14 ans,
  • avec un rattrapage possible de 15 à 19 ans pour ceux qui n’ont pas encore été vaccinés.

Deux vaccins existent :

  • Gardasil® 9, utilisable pour filles et garçons,
  • Cervarix®, destiné aux jeunes filles.

Le schéma vaccinal varie selon l’âge et le vaccin utilisé.

Ces conseils ne remplacent pas l’avis d’un médecin, mais permettent de mieux comprendre la prévention :

  • Se renseigner auprès d’un professionnel de santé si tu as des questions sur la vaccination.
  • Suivre le calendrier vaccinal recommandé pour ton âge.
  • Demander conseil à un parent, un médecin ou un infirmier scolaire si tu as des inquiétudes.
  • Ne pas se fier uniquement aux réseaux sociaux pour des sujets de santé : les informations y sont parfois fausses.
  • Prendre soin de sa santé globale, ce qui inclut les vaccinations, l’alimentation, le sommeil et l’activité physique.

Cette grande étude renforce un message essentiel :

  • Le vaccin contre le HPV est l’un des moyens les plus efficaces et les mieux étudiés pour prévenir le cancer du col de l’utérus.
  • Plus il est administré tôt, plus il est protecteur.
  • Et les données confirment qu’il reste sûr et bien toléré, malgré les fausses informations circulant en ligne.

Mots clés : vaccin ; HPV ; femme ; cancer ; santé ; médecin ; col de l’utérus ;

à lire aussi:

https://masantemavie.dz/condylomes-anogenitaux-recommandations-internationales-et-approche-pratique-pour-les-praticiens-algeriens/
https://masantemavie.dz/descente-dorganes-un-trouble-intime-qui-touche-des-millions-de-femmes/