Le Ministère de la Santé annonce le lancement, dès le 30 novembre, d’une vaste campagne nationale de vaccination contre la poliomyélite. Cette opération, déployée sur l’ensemble du territoire national, vise à renforcer l’immunité collective des plus jeunes et à prévenir toute réémergence du virus.
Une mobilisation sanitaire d’envergure
Cette initiative intervient dans un contexte marqué par la détection de cas isolés de poliovirus variant de type 2 (VDPV2) dans certaines wilayas. Le ministère rappelle toutefois que l’Algérie reste officiellement exempte du poliovirus sauvage depuis 2016, statut confirmé par les instances sanitaires internationales.
Un objectif clair : protéger 4,4 millions d’enfants
La campagne cible 4 425 502 enfants âgés de 2 à 59 mois. Cette tranche d’âge est la plus vulnérable face au poliovirus. Les vaccinations seront assurées au niveau de 274 établissements publics de santé de proximité, ainsi que par des équipes mobiles dans les zones éloignées.
Le programme se déroulera en trois phases successives :
1ʳᵉ phase : 30 novembre – 06 décembre 2025
2ᵉ phase : 21 – 27 décembre 2025
3ᵉ phase : 25 – 31 janvier 2026, avec administration du vaccin injectable VPI
Tous les enfants concernés devront participer à chacune des phases, même ceux ayant déjà reçu les vaccins prévus dans le calendrier national de vaccination.
Vaccins utilisés : efficacité renforcée et stratégie adaptée
Face aux variants du poliovirus, notamment le type 2, le ministère a opté pour l’utilisation combinée :
- du vaccin oral type 2, reconnu pour son efficacité dans l’interruption de la transmission,
- du vaccin injectable VPI, essentiel pour consolider une protection durable.
Les autorités sanitaires rappellent que ces vaccins sont sûrs, bien tolérés et utilisés depuis des décennies dans les programmes mondiaux d’éradication de la poliomyélite.
Pourquoi cette campagne est cruciale ?
La poliomyélite est une maladie virale grave qui peut entraîner des paralysies irréversibles. Seule une vaccination complète et répétée permet :
- d’interrompre la circulation du virus,
- d’éviter les formes graves,
- de protéger les enfants non encore immunisés,
- de maintenir la sécurité sanitaire du pays.
Même en l’absence de poliovirus sauvage, la vigilance reste indispensable. Le variant VDPV2 réapparaît lorsque la couverture vaccinale baisse, d’où la nécessité de campagnes massives.
Appel aux parents : chaque dose compte
Le Ministère de la Santé appelle l’ensemble des familles à participer activement. Il invite les parents à :
- se rendre au centre de santé le plus proche durant les journées de vaccination,
- accueillir les équipes mobiles dans les quartiers et villages,
- présenter leurs enfants à chaque phase de la campagne,
- ne pas hésiter à demander conseil au personnel de santé.
La protection d’un enfant dépend de la régularité des doses. La protection d’un pays dépend de la participation de tous.
Recommandations médicales importantes
- Ne pas retarder la vaccination, même si l’enfant présente un petit rhume sans fièvre.
- Signaler toute allergie connue au personnel de santé.
- Conserver le carnet de vaccination pour assurer un suivi clair.
- Veiller à une bonne hydratation de l’enfant après la vaccination.
- Consulter immédiatement en cas de fièvre persistante, de vomissements répétés ou de fatigue inhabituelle.
Un engagement collectif pour un pays sans polio
Par cette campagne nationale, les autorités sanitaires réaffirment leur volonté de protéger chaque enfant et de maintenir l’Algérie sur la voie de l’éradication durable de la poliomyélite.
La réponse est simple : une mobilisation massive aujourd’hui garantit la santé des générations de demain.
Mots clés : santé ; vaccin ; poliomyélite ; compagne ;
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