Une Bonne Santé pour une Vie Meilleure

Le gluten, une protéine présente principalement dans le blé, le seigle et l’orge, est souvent accusé de provoquer divers troubles digestifs. Ballonnements, douleurs abdominales, fatigue chronique… Pour de nombreuses personnes, il serait le responsable idéal. Mais cette démonisation du gluten pourrait en réalité masquer d’autres causes cachées. 

Le gluten est un ensemble de protéines principalement présent dans le blé, le seigle et l’orge. Il joue un rôle essentiel dans la texture des aliments, notamment en donnant son élasticité et son moelleux au pain et aux pâtes. Pourtant, cette substance est aussi au cœur de nombreuses préoccupations nutritionnelles et médicales.

Exclure totalement le gluten de son alimentation est un véritable défi. Cette protéine est omniprésente dans notre alimentation : pain, croissants, pâtes, biscuits, céréales du petit-déjeuner, et bien d’autres produits transformés. Certes, l’offre de produits sans gluten s’est considérablement élargie ces dernières années, facilitant la vie des personnes qui souhaitent l’éviter. Mais cela reste contraignant, notamment lorsqu’il s’agit de manger à l’extérieur. 

Pourtant, de plus en plus de personnes font ce choix. En Algérie, des personnes ont supprimé le gluten de leur alimentation, persuadés que cela améliore leur bien-être. Mais cette décision est-elle scientifiquement justifiée ? 

Le gluten est indéniablement nocif pour certaines catégories de personnes. Selon des spécialistes, il existe deux maladies bien identifiées liées à cette protéine : 

  • La maladie cœliaque, une intolérance sévère où l’ingestion de gluten entraîne une réaction auto-immune, provoquant une destruction de la paroi intestinale et entraînant divers symptômes (diarrhées chroniques, amaigrissement, carences). Seule solution : une éviction stricte et à vie du gluten.
  • L’allergie au blé, qui est une réaction immunitaire immédiate, pouvant provoquer des démangeaisons, des œdèmes ou des troubles respiratoires. Contrairement à la maladie cœliaque, cette allergie ne concerne pas uniquement le gluten mais toutes les protéines du blé. 

Certaines personnes ne souffrent ni de la maladie cœliaque, ni d’une allergie au blé, mais ressentent tout de même des symptômes digestifs après avoir consommé du gluten. On parle alors de sensibilité au gluten non cœliaque (SGNC). Ce trouble, encore mal défini scientifiquement, reste controversé. 

Des études suggèrent que les symptômes attribués au gluten pourraient en réalité être causés par d’autres composés présents dans les céréales, notamment : 

  • Les FODMAPs : ce sont des glucides fermentescibles présents dans de nombreux aliments, y compris le blé, qui peuvent provoquer des ballonnements et des troubles digestifs. 
  • Les pesticides et additifs : certains produits industriels contiennent des substances irritantes pour l’intestin, ce qui pourrait expliquer les inconforts digestifs. 

Avant d’éliminer totalement le gluten, il est essentiel de poser un bon diagnostic. Un régime sans gluten peut être bénéfique pour les personnes réellement concernées, mais inutile et même risqué pour d’autres. En effet, les produits sans gluten sont parfois plus pauvres en fibres, vitamines et minéraux, ce qui peut entraîner des carences et des déséquilibres alimentaires. 

Si vous ressentez des symptômes après avoir consommé du gluten, il est recommandé de consulter un spécialiste avant de modifier radicalement votre alimentation. Une approche personnalisée est essentielle pour comprendre les véritables causes des troubles digestifs et adopter les bonnes solutions sans céder aux effets de mode.

Très populaires pour sublimer le regard, les extensions de cils séduisent de nombreuses femmes en quête de volume et de longueur. Pourtant, cette tendance esthétique n’est pas sans danger. De plus en plus d’ophtalmologues alertent sur les complications pouvant survenir après une pose mal réalisée. Rougeurs, démangeaisons, irritation des paupières, sensation de sable sous les yeux… Autant de symptômes fréquemment rapportés par les clientes après leur passage en institut. 

L’un des principaux risques réside dans les substances utilisées lors de la pose. La colle, en particulier, peut accidentellement entrer en contact avec l’œil, entraînant une irritation sévère et, dans certains cas, une kératoconjonctivite. Cette inflammation, touchant à la fois la cornée et la conjonctive, peut provoquer des douleurs, une hypersensibilité à la lumière et une gêne persistante.

Si la colle contient des composants allergènes, elle peut aussi déclencher une réaction inflammatoire plus sévère, nécessitant un traitement médical. 

La kératoconjonctivite est une inflammation simultanée de la cornée (kératite) et de la conjonctive (conjonctivite), deux structures essentielles de l’œil. Cette affection peut être causée par une infection (virale, bactérienne, fongique), une allergie, une sécheresse oculaire sévère ou une exposition à des agents irritants (poussière, produits chimiques, lentilles de contact mal entretenues). Les symptômes incluent rougeur oculaire, douleur, sensation de brûlure ou de corps étranger, larmoiement excessif, sensibilité à la lumière (photophobie) et vision floue. Le traitement varie en fonction de la cause : antibiotiques en cas d’infection bactérienne, collyres anti-inflammatoires ou antihistaminiques en cas d’allergie, et lubrifiants oculaires pour la sécheresse. Une prise en charge rapide est essentielle pour éviter des complications et protéger la vision.

Les risques ne s’arrêtent pas à la pose. Lors du retrait des extensions, certains dissolvants agressifs peuvent provoquer des réactions allergiques ou irriter la peau sensible des paupières. Des clientes témoignent sur les réseaux sociaux de mauvaises expériences, affichant des photos de paupières gonflées, rouges et douloureuses. Une mauvaise hygiène pendant l’entretien des extensions peut également favoriser le développement de bactéries et de parasites comme Demodex, un acarien responsable d’infections oculaires. 

Pour minimiser ces risques, il est essentiel de bien choisir son établissement. Les médecins spécialistes en ophtalmologie de la Clinique Mohibeddine, recommandent de privilégier des professionnels formés et des instituts respectant des normes d’hygiène strictes. Un environnement propre et des produits de qualité réduisent considérablement les dangers.

Avant d’opter pour des extensions de cils, il est conseillé de : 

  • Vérifier les qualifications et l’expérience du praticien.
  • Se renseigner sur la composition des colles et des produits utilisés. 
  • Tester une petite quantité de produit sur la peau pour détecter d’éventuelles réactions allergiques.
  • Éviter tout contact de l’œil avec la colle et exiger des conditions d’hygiène irréprochables. 
  • Nettoyer régulièrement ses cils et éviter de les frotter pour prévenir les infections. 

Si des symptômes inhabituels apparaissent après la pose, une consultation rapide chez un ophtalmologue est recommandée. Les extensions de cils peuvent être un atout esthétique, à condition de ne pas compromettre la santé des yeux.