
Alors que la grippe saisonnière circule activement et que les cabinets médicaux se remplissent, une question revient sans cesse : pourquoi certaines personnes enchaînent-elles rhumes et bronchites, quand d’autres semblent y échapper ? La réponse tient en un seul mot. Un mot simple. Gratuit. Accessible à tous. Et pourtant largement sous-estimé : le sommeil.
Virus hivernaux : une exposition inévitable, mais une réponse variable
Rhume, grippe, bronchite, Covid-19 : l’hiver est une période de forte circulation virale. On a l’impression que tout le monde tousse ou éternue en ce moment. Pourtant, face à la même exposition, tous ne réagissent pas de la même façon.
Selon des spécialistes, la différence entre ceux qui tombent malades et ceux qui restent en forme ne repose pas uniquement sur l’âge, la chance ou les compléments alimentaires. Elle dépend avant tout de la capacité de l’organisme à se défendre. Et cette capacité se construit… la nuit.
Le sommeil, pilier méconnu de l’immunité
Le conseil est clair : inutile de chercher un remède miracle. L’un des moyens les plus efficaces d’éviter les infections hivernales est quelque chose que nous faisons – ou devrions faire – chaque soir.
Ce constat s’appuie sur des données scientifiques solides. Dans une étude de référence, des chercheurs ont volontairement exposé des participants au virus du rhume, puis analysé leur sommeil. Les résultats sont sans appel.
- Les personnes dormant moins de 7 heures par nuit présentaient près de trois fois plus de risques de tomber malades.
- Celles dont le sommeil était fragmenté ou de mauvaise qualité avaient jusqu’à cinq fois et demie plus de risques de développer des symptômes.
Autrement dit, le sommeil agit comme un véritable bouclier immunitaire. Il permet au corps de produire des cellules de défense efficaces, de réguler l’inflammation et de coordonner la réponse face aux agents infectieux.
Qualité et régularité : les deux clés à retenir
Dormir plus ne suffit pas toujours. La qualité du sommeil est tout aussi déterminante. Les spécialistes insistent sur des leviers simples, mais puissants, à la portée de chacun.
Ils recommandent de se concentrer sur ce qui est contrôlable au quotidien :
- Ajouter 15 à 30 minutes de sommeil par nuit.
- Se coucher et se lever à horaires fixes, y compris le week-end.
- Réduire l’intensité lumineuse une heure avant le coucher.
- Maintenir une température fraîche dans la chambre.
- Éloigner les écrans et appareils électroniques du lit.
Une routine du coucher bien établie est souvent bien plus efficace qu’on ne l’imagine.
Ce que disent les recommandations médicales
En Algérie, les autorités sanitaires sont alignées sur ces constats. Pour un adulte, la durée de sommeil recommandée se situe entre 7 et 9 heures par nuit.
En dessous de ce seuil, les risques augmentent :
- baisse de la vigilance et de la concentration,
- troubles métaboliques,
- fragilisation du système immunitaire,
- vulnérabilité accrue face aux infections.
Un sommeil régulier et suffisant améliore aussi l’humeur, la mémoire, la santé cardiovasculaire et la santé mentale à long terme.
Un geste simple, un impact global
Donc, le message est clair : ‘’Le sommeil ne sert pas seulement à éviter les rhumes. Il soutient l’ensemble de la santé, aujourd’hui et pour les années à venir. ‘’’
Dans un contexte où les virus circulent intensément, renforcer son immunité passe moins par la pharmacie que par la chambre à coucher. Se coucher un peu plus tôt. Respecter son rythme. Protéger ses nuits.
Un réflexe simple. Un bénéfice durable. Et, parfois, la meilleure prévention qui soit.
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