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Scanners médicaux : jusqu’à 5 % des cancers pourraient leur être imputés

Edité par : Chabane BOUARISSA | Journaliste
18 avril 2025

Selon une étude publiée le 14 avril 2025 dans le ‘’JAMA InternalMedicine’’, les radiations émises par les scanners (tomodensitométrie) pourraient être responsables de 5 % des nouveaux cas de cancer chaque année. Un chiffre préoccupant, qui souligne l’importance de mieux encadrer l’utilisation de ces examens d’imagerie.

Les scanners utilisent des rayons X, une forme de radiation ionisante, pour produire des images en coupes du corps. Contrairement à l’IRM (imagerie par résonance magnétique), qui n’émet pas de rayonnement, la tomodensitométrie expose les patients à des doses parfois élevées de radiations.

Le danger réside dans la cumulativité des expositions : plus une personne passe de scanners, plus elle accumule de radiations, ce qui augmente son risque de cancer à long terme.

L’étude souligne que les nourrissons, enfants et adolescents présentent un risque plus élevé de développer un cancer suite à une exposition aux rayons X, en raison de leur organisme en développement. Toutefois, ce sont les adultes qui restent les plus concernés en nombre absolu, car ils sont plus fréquemment exposés aux scanners dans le cadre des soins médicaux.

Un exemple : les États-Unis

En 2023, environ 93 millions de scanners ont été réalisés aux États-Unis. Les chercheurs estiment qu’à ces niveaux d’exposition :

– Environ 103 000 cas de cancer pourraient en découler,

– Soit trois à quatre fois plus que les précédentes estimations.

“La tomodensitométrie peut sauver des vies, mais ses effets nocifs potentiels sont souvent négligés”, souligne la Dr Rebecca Smith-Bindman, radiologue et première auteure de l’étude.

Elle compare même le risque cancérogène du scanner à des facteurs bien connus comme la consommation d’alcool ou le surpoids.

Les chercheurs appellent à une réduction du nombre d’examens non nécessaires et à l’utilisation de protocoles à faible dose :

  • Limiter les examens non indispensables, notamment dans des cas bénins (rhumes, céphalées sans gravité).
  • Privilégier des alternatives sans radiation comme l’IRM, quand cela est possible.
  • Informer les patients et familles sur les risques, surtout chez les plus jeunes.
  • Mettre au point des scanners moins irradiants, sans compromettre la qualité des images.
  • Les scanners peuvent être responsables de 5 % des cancers, selon une étude du JAMA InternalMedicine
  • Les enfants sont plus sensibles, mais les adultes sont les plus exposés
  • 103 000 cancers liés aux scanners estimés en 2023 aux États-Unis
  • La tomodensitométrie reste utile, mais son usage doit être mieux encadré
  • Réduire le nombre et l’intensité des scanners permettrait de sauver des vies

Mots clés : cancer ; scanner ; santé ; radiation ; tomodensitométrie ; rayon ;