Une mobilisation nationale appuyée par l’OMS
Dans le cadre de son engagement constant pour l’élimination des maladies transmissibles, le ministère de la Santé algérien, en partenariat avec le Bureau de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Algérie, a organisé une journée d’évaluation dédiée à l’état d’avancement du programme national d’éradication de la poliomyélite. Cette rencontre, tenue en visioconférence, s’inscrit dans le prolongement des orientations données par le ministre de la Santé, AbdelhakSaihi, et constitue une étape importante dans la stratégie de santé publique du pays.
Des présentations détaillées sur l’ensemble du dispositif de lutte
Durant cette session, des exposés approfondis ont permis de passer en revue les différents axes du programme national. Les experts ont analysé les progrès réalisés, les difficultés rencontrées et les mesures correctives à envisager. Cette approche méthodique vise à garantir la pérennité des acquis obtenus dans la lutte contre cette maladie paralytique, qui demeure une menace mondiale malgré les efforts de vaccination.
La paralysie flasque aiguë : indicateur clé de la surveillance épidémiologique
Au cœur du dispositif figure la surveillance des cas de paralysie flasque aiguë (PFA), considérée comme l’un des marqueurs les plus sensibles pour détecter la circulation du poliovirus sauvage ou dérivé de souches vaccinales. Le renforcement de ces indicateurs de performance est jugé crucial pour s’assurer que l’Algérie reste à l’abri d’une réintroduction du virus. Un dépistage rapide et fiable des cas de PFA permet non seulement d’identifier toute suspicion de poliomyélite, mais aussi de déclencher immédiatement des investigations et des mesures de contrôle adaptées.
De nouveaux défis dans un contexte épidémiologique mondial en mutation
L’évaluation a également souligné les nouveaux défis auxquels le système de santé doit faire face. Si l’Algérie a réussi à interrompre la transmission du poliovirus sauvage depuis plusieurs années, le risque de réintroduction persiste, notamment en raison des déplacements de populations et de l’émergence de souches vaccinales circulantes dans certaines régions du monde. Ces mutations virales, associées à une baisse de la couverture vaccinale dans certains pays, imposent une vigilance constante et une capacité de réponse rapide en cas de détection de nouveaux cas.
Une approche intégrée : coordination, formation et communication
Pour faire face à ces défis, les participants ont insisté sur la nécessité de renforcer la coordination multisectorielle, impliquant l’ensemble des acteurs du système de santé : directions sanitaires, établissements de soins, experts du Comité national d’éradication de la poliomyélite, et partenaires internationaux. Le renforcement des capacités techniques et la formation continue des professionnels de santé figurent également parmi les priorités, afin d’améliorer les compétences en matière de détection, d’investigation et de gestion des cas suspects.
Par ailleurs, la sensibilisation de la population reste un levier essentiel. Des campagnes d’information régulières permettent de maintenir une forte adhésion des parents aux programmes de vaccination infantile, et de rappeler l’importance de la protection collective par l’immunisation de masse.
Un engagement cohérent avec les initiatives internationales
Cette mobilisation nationale s’aligne parfaitement sur la stratégie de l’OMS et les objectifs de l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite (IMEP), qui visent l’élimination totale de la maladie à l’échelle planétaire. L’Algérie, en participant activement à cette dynamique mondiale, confirme sa volonté de maintenir un haut niveau de sécurité sanitaire et de contribuer à l’effort collectif international.
Une large participation des acteurs institutionnels et scientifiques
La journée d’évaluation a rassemblé un large éventail de participants : responsables des directions de la santé et de la population, gestionnaires d’établissements hospitaliers, membres du Comité national d’éradication de la poliomyélite, ainsi que des représentants des organismes sanitaires nationaux et des partenaires internationaux. Cette diversité d’expertises permet d’alimenter une réflexion collective et d’élaborer des plans d’action concertés et efficaces.
Mots clés : santé ; Saihi ; Algérie ; OMS ; poliomyélite ; paralysie ;