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Santé : Le ministère rappelle les conditions à respecter pour la  circoncision des enfants…

Edité par : Safa Kaouther BOUARISSA | Journaliste
19 mars 2025

Durant ce mois sacré de Ramadhan, période où de nombreuses familles algériennes choisissent de faire circoncire leurs enfants, le ministère de la Santé rappelle l’importance du respect des règles sanitaires et médicales pour garantir une intervention sûre. Face à la recrudescence des opérations réalisées durant cette période, des précautions doivent être prises afin d’éviter toute complication pouvant mettre en danger la santé des enfants.

Bien que la circoncision soit une intervention généralement sûre, elle comporte certains risques : 

  • Infection post-opératoire : Rougeurs, gonflements, écoulements anormaux nécessitant parfois un traitement antibiotique.
  • Hémorragie : Saignements pouvant survenir en cas de trouble de la coagulation ou de mauvaise cicatrisation.
  • Douleurs : Sensations de gêne ou d’inconfort après l’opération.
  • Ablation excessive ou insuffisante du prépuce : Risque esthétique ou impact sur la sensibilité du gland.
  • Blessure du gland : Complication rare pouvant survenir lors de l’intervention.
  • Troubles érectiles mineurs : Dans de très rares cas, une sensibilité altérée peut affecter la fonction érectile. 

Pour réduire ces risques, l’intervention doit être réalisée par un professionnel qualifié dans un environnement médical adapté, avec un suivi post-opératoire attentif.

La circoncision est un acte chirurgical qui ne doit en aucun cas être pratiqué dans des conditions inadaptées. Selon les directives du ministère de la santé, elle doit obligatoirement être effectuée en milieu hospitalier ou en clinique privée, sous la responsabilité exclusive d’un médecin spécialiste en chirurgie.

Ce cadre réglementé vise à prévenir les risques d’infections, d’hémorragies ou d’autres complications pouvant survenir en cas d’intervention dans des environnements inappropriés. Le ministère insiste ainsi sur l’interdiction formelle de pratiquer ces interventions en dehors des structures de santé agréées, notamment par des personnes non qualifiées ou dans des conditions d’hygiène insuffisantes. 

Avant toute intervention, un examen médical approfondi est obligatoire afin de s’assurer que l’enfant ne présente aucune contre-indication à l’opération. Ce bilan de santé permet de détecter d’éventuels problèmes médicaux, comme des troubles de la coagulation sanguine ou d’autres pathologies pouvant entraîner des complications post-opératoires. Il s’agit d’une mesure essentielle pour éviter les risques liés à l’intervention et garantir une cicatrisation optimale. 

Le ministère de la Santé recommande également d’étaler les circoncisions tout au long du mois de Ramadhan, plutôt que de concentrer la majorité des opérations lors de la nuit du 27, une date souvent privilégiée pour des raisons culturelles et religieuses.

Cette concentration des interventions sur une courte période engendre une surcharge des établissements de santé, pouvant affecter la qualité de la prise en charge des enfants et allonger les délais d’attente. En planifiant les interventions de manière plus équilibrée, les hôpitaux et cliniques pourront assurer des soins de meilleure qualité et dans des conditions optimales. 

En rappelant ces règles, le ministère de la Santé vise à garantir la sécurité et le bien-être des enfants, tout en sensibilisant les familles à l’importance du respect des protocoles médicaux. La circoncision, bien que courante, reste une intervention chirurgicale qui nécessite un encadrement strict pour éviter tout risque et assurer une récupération sans complications.

La circoncision présente plusieurs bénéfices pour la santé. Elle contribue notamment à réduire considérablement le risque d’infections sexuellement transmissibles (IST) telles que le VIH, l’herpès, la syphilis ou encore le papillomavirus.

En effet, l’absence de prépuce limite l’accumulation d’humidité et de bactéries, tout en réduisant la vulnérabilité aux microtraumatismes pouvant faciliter l’entrée des agents infectieux. De plus, cette protection ne concerne pas uniquement l’homme circoncis, mais aussi ses partenaires sexuels, qui sont moins exposés à certaines infections, comme celles liées au papillomavirus. 

Chez les jeunes enfants, la circoncision joue également un rôle préventif en réduisant le risque d’infections urinaires, qui peuvent être plus fréquentes en présence d’un prépuce non rétracté favorisant la prolifération bactérienne. Enfin, sur le long terme, cette intervention diminue la probabilité de développer un cancer du gland, une pathologie rare mais dont le risque est accru en l’absence d’une bonne hygiène ou en présence d’infections chroniques.

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