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L’exercice protège vraiment du risque d’Alzheimer… et voici l’âge idéal pour commencer

Edité par : Dr Oussama Mohamed BRAHIMI | docteur en sciences des sports
2 janvier 2026

Une vaste étude américaine menée depuis plus d’un demi-siècle confirme ce que la science soupçonne depuis longtemps : l’activité physique joue un rôle majeur dans la prévention de la maladie d’Alzheimer. Mais elle apporte une précision essentielle : le moment où l’on commence à bouger compte autant que la quantité d’exercice.

De nombreuses recherches l’ont déjà montré : bouger régulièrement réduit le risque de démence.

L’exercice :

  • augmente la circulation sanguine,
  • améliore l’apport d’oxygène et de nutriments au cerveau,
  • favorise la résistance des neurones au vieillissement.

Et bonne nouvelle : pas besoin de sport intense. Une activité qui accélère le rythme cardiaque — marche rapide, vélo, natation, danse — suffit à déclencher cet effet protecteur.

Les chercheurs de l’École de santé publique de l’Université de Boston ont analysé les données de près de 5 000 personnes suivies depuis 1971.

Ils ont classé les participants en trois catégories :

  • 26-44 ans : jeunes adultes
  • 45-64 ans : milieu de vie
  • 65 ans et plus : seniors

Objectif : comprendre si l’âge auquel on commence à être actif modifie le risque de démence, indépendamment du patrimoine génétique.

Au cours du suivi, 13,2 % des participants ont développé une démence, principalement après 65 ans.

Mais l’analyse révèle un point clé : Ceux qui avaient les niveaux d’activité physique les plus élevés à partir de 45 ans avaient 41 à 45 % de risque en moins de développer une démence.

Cet effet protecteur est également observé chez les personnes âgées qui continuent à bouger régulièrement.

L’étude apporte un éclairage nouveau :

  • À la quarantaine, l’exercice protège surtout les personnes sans prédisposition génétique à Alzheimer.
  • Après 65 ans, l’activité physique réduit le risque chez tout le monde, y compris chez les personnes porteuses de facteurs génétiques défavorables.

Autrement dit : il n’est jamais trop tôt… et surtout jamais trop tard pour bouger.

Les spécialistes conseillent :

  • 150 minutes d’activité physique modérée par semaine (marche rapide, vélo, natation).
  • Limiter la sédentarité : se lever et marcher quelques minutes toutes les heures.
  • Stimuler son cerveau : lecture, jeux de logique, activités créatives.
  • Préserver son sommeil, essentiel pour éliminer les déchets métaboliques du cerveau.
  • Surveiller les facteurs cardiovasculaires : tension, diabète, cholestérol.

Ces mesures simples contribuent à protéger les neurones… bien avant l’apparition des premiers signes de déclin cognitif.

Mots clés : neurones ; santé ; cerveau ; cognitif ; déclin ; Alzheimer ; sport ;

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