Une vaste étude américaine menée depuis plus d’un demi-siècle confirme ce que la science soupçonne depuis longtemps : l’activité physique joue un rôle majeur dans la prévention de la maladie d’Alzheimer. Mais elle apporte une précision essentielle : le moment où l’on commence à bouger compte autant que la quantité d’exercice.
Pourquoi le sport protège le cerveau
De nombreuses recherches l’ont déjà montré : bouger régulièrement réduit le risque de démence.
L’exercice :
- augmente la circulation sanguine,
- améliore l’apport d’oxygène et de nutriments au cerveau,
- favorise la résistance des neurones au vieillissement.
Et bonne nouvelle : pas besoin de sport intense. Une activité qui accélère le rythme cardiaque — marche rapide, vélo, natation, danse — suffit à déclencher cet effet protecteur.
Une étude unique, débutée en 1971
Les chercheurs de l’École de santé publique de l’Université de Boston ont analysé les données de près de 5 000 personnes suivies depuis 1971.
Ils ont classé les participants en trois catégories :
- 26-44 ans : jeunes adultes
- 45-64 ans : milieu de vie
- 65 ans et plus : seniors
Objectif : comprendre si l’âge auquel on commence à être actif modifie le risque de démence, indépendamment du patrimoine génétique.
Résultat majeur : commencer vers 45 ans change tout
Au cours du suivi, 13,2 % des participants ont développé une démence, principalement après 65 ans.
Mais l’analyse révèle un point clé : Ceux qui avaient les niveaux d’activité physique les plus élevés à partir de 45 ans avaient 41 à 45 % de risque en moins de développer une démence.
Cet effet protecteur est également observé chez les personnes âgées qui continuent à bouger régulièrement.
Et si on a un risque génétique ?
L’étude apporte un éclairage nouveau :
- À la quarantaine, l’exercice protège surtout les personnes sans prédisposition génétique à Alzheimer.
- Après 65 ans, l’activité physique réduit le risque chez tout le monde, y compris chez les personnes porteuses de facteurs génétiques défavorables.
Autrement dit : il n’est jamais trop tôt… et surtout jamais trop tard pour bouger.
Recommandations médicales pour protéger son cerveau
Les spécialistes conseillent :
- 150 minutes d’activité physique modérée par semaine (marche rapide, vélo, natation).
- Limiter la sédentarité : se lever et marcher quelques minutes toutes les heures.
- Stimuler son cerveau : lecture, jeux de logique, activités créatives.
- Préserver son sommeil, essentiel pour éliminer les déchets métaboliques du cerveau.
- Surveiller les facteurs cardiovasculaires : tension, diabète, cholestérol.
Ces mesures simples contribuent à protéger les neurones… bien avant l’apparition des premiers signes de déclin cognitif.
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