Alger, 8 décembre 2025 — Le ministre de la Santé, le professeur Mohamed Siddik Aït Messaouden, a présidé ce lundi, au sein de la Grande Mosquée d’Alger, la cérémonie officielle de lancement d’un nouveau guide national destiné à harmoniser les pratiques médicales et à renforcer les compétences des professionnels de santé dans la prise en charge des femmes enceintes et des enfants nouveau-nés. L’événement s’est déroulé en présence du doyen de la Grande Mosquée, Cheikh Mohamed El Mamoun El Kassimi El Husseini, de la commissaire nationale à la protection et à la promotion de l’enfance, Mme Meriem Cherfi, ainsi que de nombreux experts et universitaires.
La santé maternelle et infantile : une priorité constante de l’État
Dans son discours d’ouverture, le ministre de la Santé a rappelé que la protection de la mère et de l’enfant constitue une priorité nationale depuis l’indépendance, soulignant que l’investissement dans la santé maternelle et infantile est la base d’une société forte et durable.
Il a insisté sur les principes fondateurs du système de santé algérien — équité, solidarité et accès universel aux soins — qui ont permis de réaliser des avancées significatives dans le domaine de la santé reproductive.
Des programmes nationaux ayant produit des progrès majeurs
Le ministre a rappelé que plusieurs programmes structurants ont contribué à améliorer la prise en charge des femmes et des enfants, notamment :
- Le Programme national de santé mère-enfant,
- Le Programme national de réduction de la mortalité maternelle, basé sur la prise en charge obstétricale d’urgence,
- Le renforcement des services de planification familiale,
- L’intégration des maladies non transmissibles dans le suivi des femmes enceintes.
Il a également salué l’impact du mécanisme de contractualisation entre les hôpitaux et la Caisse nationale des assurances sociales, qui a permis d’assurer la gratuité complète de l’accouchement pour les femmes assurées socialement — un dispositif qualifié de « pierre angulaire » dans la marche vers une couverture sanitaire universelle.
Des indicateurs nationaux en nette amélioration
Le professeur Aït Messaouden a révélé que, selon les résultats de l’enquête nationale MICS 6, plus de 97 % des naissances en Algérie ont lieu sous supervision médicale.
Un taux qualifié de « marqueur essentiel » du progrès réalisé en matière de protection de la mère et du nouveau-né.
Il a affirmé que les efforts du secteur s’inscrivent pleinement dans la stratégie de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui vise à garantir :
- une grossesse sécurisée pour chaque femme,
- un accouchement accompagné par du personnel qualifié,
- des soins postnataux de qualité,
- la réduction des interventions inutiles,
- et le renforcement du pouvoir décisionnel de la femme sur sa santé.
Un engagement aligné sur les Objectifs de développement durable
L’Algérie poursuit son engagement dans la réalisation de l’Agenda 2030 des Nations unies, particulièrement l’Objectif de développement durable n°3, lequel vise à :
- ramener le taux de mortalité maternelle sous les 70 décès pour 100 000 naissances vivantes,
- garantir l’accès universel aux services de santé sexuelle et reproductive,
- renforcer les capacités des systèmes de santé.
Grâce aux efforts conjoints de tous les acteurs, le pays est passé de plus de 500 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes dans les années 1960 à environ 48,5 décès aujourd’hui — une réduction qualifiée d’« exceptionnelle » par le ministre, qui appelle toutefois à poursuivre les efforts.
Il a par ailleurs souligné la création de la Réseau national de prise en charge de la femme enceinte, dirigé par le professeur Bouzid Addad, afin d’améliorer la coordination et la qualité des soins.
Un guide national pour standardiser les pratiques et améliorer la qualité des soins
En clôturant son intervention, le ministre a insisté sur l’importance stratégique du guide national lancé ce lundi.
Ce document vise à :
- uniformiser les pratiques médicales,
- renforcer les compétences des professionnels,
- améliorer la qualité des soins destinés aux femmes et aux nouveau-nés,
- aligner les services de santé sur les dernières données scientifiques,
- répondre aux standards internationaux en matière de santé maternelle et néonatale.
Ce guide, a-t-il affirmé, représente une étape importante dans la modernisation du système de santé et reflète la volonté de l’État de garantir des services fiables, sûrs et centrés sur les besoins des patients.
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