Dans le cadre du renforcement de la coopération entre le ministère de l’Industrie pharmaceutique et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), un atelier national d’autoévaluation du système algérien de régulation des médicaments et des vaccins a été organisé mercredi 21 janvier 2026.
Une étape stratégique pour la qualité, la sécurité et la souveraineté sanitaire
Cette rencontre s’inscrit dans la préparation de l’Algérie à l’atteinte du niveau de maturité 3 (ML3), selon la classification internationale de l’OMS, qui évalue la performance des autorités nationales de régulation pharmaceutique.
Une mobilisation intersectorielle
L’atelier a réuni des cadres et experts issus de plusieurs institutions clés :
- le ministère de l’Industrie pharmaceutique,
- le ministère de la Santé,
- et l’Agence nationale des produits pharmaceutiques (ANPP).
Cette large participation traduit une volonté commune d’harmoniser les pratiques, de renforcer la gouvernance réglementaire et d’assurer une coordination institutionnelle efficace dans le domaine du médicament et des vaccins.
Objectif : atteindre le niveau de maturité 3 de l’OMS
Le niveau de maturité 3 constitue un jalon stratégique. Il atteste que le système national de régulation :
- fonctionne de manière stable, cohérente et transparente,
- garantit la qualité, l’efficacité et la sécurité des produits pharmaceutiques,
- est capable de surveiller l’ensemble du cycle de vie du médicament, de la fabrication à la pharmacovigilance.
L’atteinte de ce niveau renforce la crédibilité internationale du pays et ouvre la voie à une reconnaissance élargie des produits pharmaceutiques algériens, y compris à l’exportation.
Une autoévaluation pour identifier les forces et les écarts
Les travaux ont porté sur une évaluation approfondie du système en vigueur, selon les outils normatifs de l’OMS.
L’objectif est double :
- identifier les points forts du dispositif national,
- repérer les insuffisances techniques ou organisationnelles nécessitant des ajustements.
Cette démarche scientifique repose sur des indicateurs précis, couvrant notamment :
- l’enregistrement et l’autorisation de mise sur le marché,
- les inspections des sites de fabrication,
- le contrôle de qualité en laboratoire,
- la pharmacovigilance et la matériovigilance,
- la gestion des urgences sanitaires.
Enjeux sanitaires et industriels majeurs
Au-delà de l’aspect réglementaire, cette initiative répond à des enjeux de santé publique majeurs :
- garantir un accès sûr et continu aux médicaments essentiels,
- prévenir les risques liés aux médicaments falsifiés ou de qualité inférieure,
- améliorer la sécurité vaccinale,
- renforcer la confiance des professionnels de santé et des patients.
Sur le plan industriel, elle soutient la stratégie nationale visant à :
- consolider la production pharmaceutique locale,
- développer les vaccins et biosimilaires,
- positionner l’Algérie comme acteur régional de référence en Afrique.
Recommandations médicales et réglementaires
À l’issue de ce type de démarche, plusieurs recommandations clés s’imposent :
- renforcer la formation continue des inspecteurs, pharmaciens et cadres réglementaires,
- améliorer les systèmes de traçabilité et de pharmacovigilance,
- standardiser les procédures selon les bonnes pratiques internationales (GMP, GCP, GDP),
- intensifier la surveillance post-commercialisation pour détecter précocement les effets indésirables,
- promouvoir la culture qualité au sein des unités de production.
Ces mesures sont essentielles pour réduire les risques sanitaires et garantir une prise en charge thérapeutique sûre et efficace pour les patients.
Une vision alignée sur la souveraineté sanitaire
Cette initiative illustre l’engagement des autorités algériennes à bâtir un système pharmaceutique robuste, crédible et durable, aligné sur les standards internationaux.
L’atteinte du niveau de maturité 3 de l’OMS représente une étape structurante vers une souveraineté sanitaire renforcée, au service de la santé publique, de l’innovation et du développement industriel national.
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