Depuis le 7 octobre 2023, la bande de Gaza est le théâtre d’une crise humanitaire et médicale majeure. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), 42 000 personnes souffrent de blessures graves, et un quart d’entre elles sont des enfants. Ces traumatismes vont nécessiter des soins et une réadaptation sur plusieurs années, avec des conséquences à long terme pour la santé physique et mentale.
Nature des blessures et implications médicales
Les blessures signalées incluent des traumatismes pénétrants, des fractures multiples et des lésions complexes au visage et aux yeux. Chez les enfants, les traumatismes faciaux peuvent entraîner des défigurations permanentes et des handicaps fonctionnels, comme des difficultés à manger, à parler ou à voir correctement. Les blessures oculaires, fréquentes lors des explosions ou éclats d’obus, sont particulièrement préoccupantes : elles peuvent provoquer une perte de vision partielle ou totale et nécessitent souvent des interventions chirurgicales spécialisées.
Selon l’OMS, ces traumatismes graves nécessitent non seulement des interventions chirurgicales immédiates, mais également une prise en charge pluridisciplinaire incluant physiothérapie, ergothérapie et soutien psychologique pour prévenir les séquelles à long terme. Avant le conflit, Gaza comptait environ 1 300 physiothérapeutes et 400 ergothérapeutes, dont beaucoup ont été déplacés ou tués, limitant la capacité de réhabilitation.

Impact sur les enfants
Les enfants sont particulièrement vulnérables face aux traumatismes physiques et psychologiques. Outre les blessures physiques, ils peuvent développer des troubles post-traumatiques, anxiété, dépression ou troubles du sommeil. La stigmatisation sociale liée aux défigurations et handicaps peut également limiter leur accès à l’éducation et à la vie sociale.
Bilan global et crise humanitaire
Le bilan total de l’agression s’élève désormais à 66 225 morts et 168 938 blessés. Les zones de sécurité désignées par Israël sont dénoncées par l’ONU comme inefficaces et surpeuplées, souvent dépourvues de nourriture, d’eau potable et d’infrastructures sanitaires essentielles. James Elder, porte-parole de l’UNICEF, a déclaré que « les écoles et tentes servant d’abris temporaires sont régulièrement détruites, et les zones soi-disant sûres deviennent des lieux de mort ».
Besoins urgents en soins et réhabilitation

Pour chaque blessé grave, un suivi médical complet est nécessaire : chirurgie reconstructive, traitements ophtalmologiques spécialisés, rééducation fonctionnelle et soutien psychologique. La privation de ces soins essentiels augmente le risque de complications à long terme, y compris des handicaps permanents. L’ONU rappelle que la puissance occupante a la responsabilité de garantir aux civils l’accès à des soins, à la nourriture et à des abris sûrs.
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