Une mission de santé publique au cœur des priorités
La Pharmacie Centrale des Hôpitaux (PCH) a réitéré, ce lundi, son engagement à assurer la disponibilité continue des dispositifs médicaux à travers l’ensemble du territoire national. Cette mission est essentielle pour garantir la continuité des soins, répondre aux urgences médicales et renforcer la sécurité sanitaire du pays. L’accès équitable à ces dispositifs, quel que soit le lieu ou la structure hospitalière, fait partie intégrante des orientations stratégiques du ministère de la Santé.
Approvisionnement en poches de sang vides : un enjeu vital
Parmi les dispositifs prioritaires, la PCH met l’accent sur les poches de sang vides, éléments indispensables à la collecte, au transport et à la conservation du sang. Leur disponibilité conditionne directement le bon fonctionnement des centres de transfusion sanguine, essentiels pour les interventions chirurgicales, les accouchements à risque, les patients atteints de cancer ou d’anémies sévères.
La PCH précise que l’approvisionnement est assuré de manière continue, avec une distribution coordonnée entre le stock central et les structures hospitalières locales. Cette organisation vise à prévenir les ruptures et à garantir une réponse rapide aux besoins urgents.
Des normes de qualité strictement encadrées
Conformément aux exigences de l’Agence nationale du sang (ANS) et de l’Agence nationale des produits pharmaceutiques (ANPP), chaque poche de sang est soumise à des critères techniques rigoureux. Ces dispositifs doivent être stériles, hermétiques, résistants à la pression et exempts de tout contaminant.
Avant d’être distribuées, les poches font l’objet d’une batterie de tests en laboratoire, incluant des contrôles physico-chimiques, des tests de stérilité et des essais de compatibilité biologique. Ces contrôles garantissent que les poches ne compromettent ni la qualité du sang collecté ni la santé des patients receveurs.
Ce protocole de vérification permet également d’éviter les risques liés à des poches défectueuses : hémolyse, contamination bactérienne, ou erreurs de conservation.
Une capacité nationale de stockage rassurante
Selon les données publiées, le stock national actuel de poches de sang s’élève à l’équivalent de 128 000 unités. Ce volume témoigne d’une bonne maîtrise de la chaîne d’approvisionnement, en dépit des tensions mondiales sur les produits médicaux
Il permet d’anticiper les pics de demande, notamment lors des périodes critiques : épidémies, accidents de masse ou campagnes de don intensives.
Des renforts mensuels pour sécuriser l’avenir
Afin de maintenir cette dynamique et d’anticiper toute pénurie, la PCH annonce la réception mensuelle de 160 000 à 190 000 unités supplémentaires d’ici la fin de l’année. Ce renforcement progressif du stock national vise à :
- Soutenir les hôpitaux dans leur activité transfusionnelle,
- Garantir une prise en charge sans interruption,
- Stabiliser les réserves en prévision des situations exceptionnelles.
Cette démarche s’inscrit dans une logique de prévention, de réactivité et de résilience du système de santé.
Une approche globale de la sécurité sanitaire
À travers ces efforts, la PCH confirme sa mission centrale dans le système de santé algérien. En garantissant la disponibilité, la qualité et la sécurité des dispositifs médicaux essentiels, elle contribue activement à sauver des vies, à renforcer la confiance du personnel soignant et à sécuriser les parcours de soins de millions de patients.
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