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Coopération OMS–Algérie : vers un renforcement stratégique des systèmes de santé et de la production médicale locale

Edité par : Safa Kaouther BOUARISSA | Journaliste
14 février 2026

Le Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, a récemment salué les efforts soutenus de l’Algérie dans le domaine de la santé publique. Cette reconnaissance met en lumière les initiatives nationales visant à renforcer la prévention, la sécurité sanitaire et l’accès aux soins, sous l’impulsion des plus hautes autorités du pays.

Dans une publication sur la plateforme X, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus a souligné l’importance accordée par l’Algérie à la protection et à la promotion de la santé de sa population. Il a notamment mis en avant les orientations stratégiques impulsées par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, en faveur du développement du système de santé national.

Le responsable de l’OMS a également salué la qualité des échanges avec le Professeur Kamel Sanhadji, président de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS). Les discussions ont permis de réaffirmer la volonté commune de consolider un partenariat déjà solide entre l’Algérie et l’organisation internationale.

Cette déclaration intervient à la suite d’une audience accordée au Professeur Kamel Sanhadji en marge de la 158e session du Conseil exécutif de l’OMS, tenue du 2 au 6 février 2026 au siège de l’organisation à Genève.

La rencontre s’est déroulée en présence de l’ambassadeur d’Algérie auprès de l’Office des Nations unies à Genève, M. Rachid Bladehane, ainsi que de hauts responsables de l’OMS. Elle a permis d’aborder plusieurs axes de coopération prioritaires dans le domaine de la santé mondiale.

Les échanges ont particulièrement porté sur le développement des systèmes d’alerte précoce face aux crises sanitaires. Ces dispositifs jouent un rôle central dans la détection rapide des épidémies et la mise en place de réponses adaptées.

Sur le plan scientifique et médical, la détection précoce permet de limiter la propagation des maladies, d’optimiser la prise en charge des patients et de réduire la pression sur les structures hospitalières. Elle constitue un pilier essentiel de la prévention moderne.

Les deux parties ont également insisté sur la nécessité de consolider des systèmes de santé résilients, capables de faire face aux menaces actuelles et futures, qu’elles soient infectieuses, environnementales ou chroniques.

La fabrication locale de produits médicaux a occupé une place centrale dans les discussions. L’Algérie a été félicitée pour ses efforts visant à développer son autonomie pharmaceutique et technologique.

Le renforcement de la production nationale permet :

  • d’améliorer l’accès aux traitements,
  • de réduire la dépendance aux importations,
  • d’assurer la disponibilité rapide des médicaments en situation d’urgence,
  • de soutenir la sécurité sanitaire régionale, notamment en Afrique.

Dans ce contexte, l’organisation à Alger d’une conférence ministérielle sur la production locale de médicaments et de technologies de santé en Afrique a été mise en avant comme une initiative structurante.

Les efforts engagés pour renforcer le cadre réglementaire pharmaceutique national ont également été salués. L’objectif est d’atteindre le niveau de maturité 3 (ML3), un standard international qui garantit la qualité, la sécurité et l’efficacité des produits de santé.

Un système réglementaire solide contribue directement à la protection des patients, en limitant les risques liés aux médicaments non conformes et en améliorant la traçabilité des traitements.

Les discussions ont porté sur la mise en œuvre du 14e Programme général de travail de l’OMS (GPW 14) pour la période 2025-2028. Ce programme vise notamment à améliorer la couverture sanitaire universelle et à renforcer la prévention.

Les deux parties ont réaffirmé leur engagement envers l’Objectif de développement durable n°3, consacré à la santé et au bien-être. Cet objectif met l’accent sur la réduction de la mortalité, la lutte contre les maladies transmissibles et non transmissibles, et l’amélioration de la qualité des soins.

La rencontre a également permis d’aborder la coopération transfrontalière en matière de santé publique. La surveillance épidémiologique, la mise en œuvre du Règlement sanitaire international et le partage des données sont essentiels pour prévenir les crises sanitaires.

Les mécanismes de coopération Sud-Sud et triangulaire ont été présentés comme des leviers stratégiques pour renforcer les capacités sanitaires des pays africains.

Sur le plan médical et scientifique, plusieurs orientations apparaissent essentielles pour accompagner ces efforts :

  • renforcer la prévention par la vaccination et le dépistage précoce,
  • améliorer l’accès aux soins primaires, première ligne de protection sanitaire,
  • développer la recherche biomédicale locale,
  • promouvoir l’éducation sanitaire auprès de la population,
  • soutenir la formation continue des professionnels de santé.

Ces actions contribuent à réduire les risques de maladies, à améliorer l’espérance de vie et à garantir une meilleure qualité de prise en charge.

La rencontre entre l’OMS et les représentants de l’Algérie confirme la dynamique de coopération engagée depuis plusieurs années. Elle traduit une volonté commune de bâtir un système de santé plus robuste, plus autonome et mieux préparé aux défis futurs.

Le renforcement des capacités nationales, la production locale de médicaments et la modernisation des dispositifs de surveillance sanitaire constituent des leviers essentiels pour protéger durablement la santé des citoyens algériens et contribuer à la sécurité sanitaire du continent africain.

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