L’Algérie a réaffirmé son ambition de partager son expérience dans l’industrie pharmaceutique avec les pays du continent. Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudene, a indiqué que cette coopération s’inscrit pleinement dans les objectifs de souveraineté sanitaire africaine.
Un engagement ferme pour la sécurité sanitaire africaine
Lors de la séance d’adoption de la Déclaration d’Alger, organisée au Centre international des conférences Abdelatif Rahal, il a souligné que l’Algérie met « avec fierté » son expertise au service de ses partenaires africains, afin de bâtir une dynamique commune et durable.
Une “responsabilité historique” face aux défis du continent
Selon le ministre, l’Afrique se trouve aujourd’hui face à une responsabilité majeure : assurer sa propre sécurité sanitaire. Pour cela, les engagements pris dans la Déclaration d’Alger doivent être transformés en actions concrètes, visibles et bénéfiques pour chaque citoyen.

La Déclaration d’Alger : un cadre pour harmoniser et accélérer
Le texte adopté par les délégations africaines insiste sur la nécessité de renforcer l’intégration réglementaire et commerciale. Ses principales orientations portent sur :
- La levée des barrières réglementaires pour faciliter les échanges de médicaments en garantissant qualité et sécurité.
- La création d’un espace commercial africain harmonisé, avec des procédures simplifiées pour la circulation des matières premières et des produits pharmaceutiques.
- La réduction de la fragmentation juridique, grâce à la mise en place d’un cadre législatif commun pour le secteur.
Ces mesures doivent offrir aux industriels un environnement clair, stable et propice à l’investissement.
Vers une plateforme continentale de commandes pharmaceutiques
Les pays participants se sont engagés à développer une plateforme commune pour centraliser les commandes de matières premières et encourager la coopération industrielle.
L’objectif : promouvoir la complémentarité entre les pays africains, en tenant compte des capacités de production, des compétences humaines et des technologies disponibles dans chaque État.
UNICEF salue le leadership algérien
Dans son allocution, Katarina Johansson, représentante de l’UNICEF en Algérie, a salué l’esprit de leadership de l’Algérie dans le développement de l’industrie pharmaceutique africaine.
Elle a souligné que la Déclaration d’Alger représente une vision commune forte pour accélérer la croissance industrielle du secteur de la santé sur le continent.

Un engagement concret : 20 % des vaccins achetés en Afrique d’ici 2035
L’UNICEF a dévoilé un engagement majeur : 20 % de ses achats mondiaux de vaccins seront réalisés auprès des industriels africains d’ici 2035.
Un objectif qui, selon Mme Johansson, n’est pas simplement symbolique. Il implique une transformation profonde, nécessitant des partenariats soutenus, des investissements et une gouvernance renforcée.
De nouvelles rencontres avec les industriels africains
Pour concrétiser ces engagements, l’UNICEF organisera, en partenariat avec l’OMS, le Centre africain pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC Afrique) et plusieurs institutions financières, une série de rencontres avec les producteurs africains de médicaments et de technologies de santé.
Ces initiatives visent à :
- Transformer les engagements politiques en commandes réelles ;
- Accroître les opportunités de production locale ;
- Renforcer la sécurité des approvisionnements pour les communautés africaines.
Une participation institutionnelle de haut niveau
La séance d’adoption de la Déclaration d’Alger s’est déroulée en présence du ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, ainsi que de nombreux ministres africains de la Santé et responsables industriels.

Mots clés : médicaments ; Algérie ; UNICEF ; OMS ; Afrique ; maladie ;
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