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Arthrose : le traitement le plus efficace existe déjà… mais reste largement sous-utilisé

Edité par : Dr Imad BOUARISSA | Docteur en médecine
24 janvier 2026

Des millions de patients passent à côté d’une solution pourtant validée par plus de 30 ans de recherche scientifique. Ni médicament miracle, ni chirurgie lourde : le traitement le plus efficace contre l’arthrose est déjà connu. Et pourtant, il demeure insuffisamment prescrit.

  • Genou raide au réveil.
  • Hanche douloureuse dans les escaliers.
  • Doigts qui perdent en mobilité.

Des millions de personnes vivent avec une arthrose, une maladie articulaire chronique caractérisée par la dégradation progressive du cartilage. Elle représente l’une des premières causes de douleur, de handicap et de perte d’autonomie chez l’adulte.

Aujourd’hui, la prise en charge repose principalement sur :

  • le paracétamol,
  • les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS),
  • les infiltrations de corticoïdes,
  • et, en dernier recours, la chirurgie avec pose de prothèse.

Ces traitements peuvent atténuer la douleur à court terme, mais ils n’agissent pas sur la cause profonde de l’arthrose.

Actuellement, aucun médicament ne permet de modifier l’évolution de l’arthrose. Le cartilage continue donc de se dégrader, parfois jusqu’à rendre l’intervention chirurgicale inévitable.

Pourtant, les données scientifiques sont formelles. ‘’Le meilleur médicament contre l’arthrose ne se trouve ni dans un flacon, ni dans un bloc opératoire. C’est le mouvement.’’

Malgré cela, moins d’un patient sur deux est orienté vers l’activité physique ou la kinésithérapie, alors que l’exercice est reconnu comme l’un des traitements les plus efficaces dans les pathologies articulaires chroniques.

Le cartilage articulaire est un tissu particulier. Il ne possède pas de vaisseaux sanguins. Il dépend donc du mouvement pour se nourrir.

Un mécanisme biologique clé

  • Lorsqu’une articulation est mobilisée, le cartilage se comprime.
  • Cette compression expulse le liquide articulaire.
  • Lors du relâchement, le liquide revient, chargé en nutriments et en agents lubrifiants.

Le cartilage fonctionne comme une éponge. Sans mouvement, il s’assèche et se fragilise.

L’arthrose devient alors un déséquilibre entre usure et réparation. L’exercice régulier soutient ce mécanisme naturel de réparation.

Les chiffres interrogent :

  • Plus de 60 % des patients reçoivent encore des traitements qui peuvent accentuer l’inflammation à long terme.
  • Près de 40 % sont orientés vers la chirurgie sans avoir bénéficié d’un programme structuré de rééducation ou d’activité physique adaptée.

Or, la chirurgie articulaire reste une intervention lourde, avec :

  • un risque de complications,
  • une récupération parfois longue,
  • et un résultat fonctionnel non garanti.

Les bénéfices de l’activité physique sont désormais établis dans plus de 26 maladies chroniques.

Dans le cas précis de l’arthrose, l’exercice agit sur plusieurs leviers :

  • renforcement musculaire autour de l’articulation,
  • amélioration de la stabilité articulaire,
  • réduction de l’inflammation chronique,
  • régulation métabolique,
  • amélioration de la douleur et de la fonction.

L’exercice agit à la fois sur le cartilage, les muscles, l’inflammation et les déséquilibres hormonaux impliqués dans l’arthrose.

Recommandations médicales

Les spécialistes conseillent :

  • des exercices à faible impact : marche, vélo, natation,
  •  du renforcement musculaire ciblé, notamment des quadriceps et des muscles fessiers,
  • des exercices de mobilité articulaire douce,
  • une pratique progressive et régulière, encadrée si possible par un kinésithérapeute.

L’objectif n’est pas la performance, mais la continuité du mouvement.

La pose d’une prothèse peut transformer la vie de certains patients, mais elle doit rester une option de dernier recours.

L’activité physique présente :

  • beaucoup moins d’effets secondaires,
  • un bénéfice durable,
  • un impact positif à tous les stades de la maladie.

Elle devrait être la première ligne de traitement, avant toute décision chirurgicale.

Bouger malgré la douleur peut sembler contre-intuitif. Mais l’inactivité accélère la dégradation articulaire.

Pratiqué correctement, le mouvement ne détruit pas l’articulation. Il la protège.

Mots-clés : Arthrose ; douleurs articulaires ; cartilage ; exercice ; physique ; kinésithérapie ; prévention ; inflammation ; prothèse ; santé traitement ; médicamenteux ;

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