Le ministère de la Santé a procédé, lundi au siège du département ministériel, à l’installation officielle d’un groupe de travail multisectoriel et pluridisciplinaire chargé d’assurer le suivi et la coordination du projet de création d’un Centre intégré de recherche en virologie et d’une usine nationale de production de vaccins. La cérémonie a été présidée par le ministre de la Santé, M. Mohamed Seddik Aït Messaoudene, en présence du ministre de l’Industrie pharmaceutique, M. Ouacim Kouidri, selon un communiqué officiel.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des orientations stratégiques du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, visant à consolider la souveraineté sanitaire du pays et à renforcer durablement les capacités nationales en matière de recherche scientifique, de développement technologique et d’industrie pharmaceutique. Elle intervient également en application des instructions du Premier ministre et fait suite aux décisions arrêtées lors de la réunion ministérielle conjointe du 18 octobre 2025.
Une mobilisation intersectorielle au service d’un projet stratégique
Le groupe de travail nouvellement installé est composé de 22 membres représentant plusieurs secteurs clés, notamment la Défense nationale, la Santé, l’Industrie pharmaceutique, l’Industrie, l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique, ainsi que l’Agence nationale de sécurité sanitaire. Cette composition reflète la volonté des pouvoirs publics d’adopter une approche intégrée et coordonnée, mobilisant l’ensemble des compétences scientifiques, techniques et institutionnelles nécessaires à la réussite de ce projet d’envergure nationale.
La mission confiée à ce groupe ne se limite pas au simple suivi administratif du projet. Elle englobe la planification stratégique, l’évaluation des ressources humaines, matérielles et technologiques, ainsi que l’harmonisation des efforts intersectoriels en vue de la création d’un pôle national intégré de recherche en virologie adossé à une infrastructure industrielle dédiée à la production de vaccins.
Renforcer l’autosuffisance vaccinale et la résilience sanitaire
À travers ce projet, les autorités ambitionnent de doter l’Algérie de capacités nationales avancées dans les domaines de la recherche, du développement et de la production vaccinale, afin de garantir à moyen et long termes une autosuffisance en vaccins et une meilleure sécurisation des approvisionnements stratégiques.
L’objectif est également de renforcer la résilience du pays face aux futures menaces épidémiologiques et pandémiques, en permettant une réponse rapide, scientifique et industrielle, tout en contribuant à la valorisation de la recherche nationale et au rayonnement de l’Algérie sur les plans régional et international.
Une responsabilité nationale fondée sur l’excellence scientifique
Dans son allocution, le ministre de la Santé a insisté sur la dimension stratégique et la responsabilité nationale qui incombent aux membres du groupe de travail, soulignant que cette mission exige « professionnalisme, rigueur et respect des plus hauts standards scientifiques internationaux ».
Il a précisé que le rôle du groupe va au-delà du suivi technique, puisqu’il inclut l’élaboration d’une stratégie scientifique intégrée, fondée sur une évaluation réaliste des capacités existantes et une coordination efficace entre les différents secteurs concernés, en parfaite cohérence avec la politique nationale de santé et de développement pharmaceutique.
Selon lui, la réussite de ce projet constituera un indicateur clé de la capacité du pays à travailler en synergie intersectorielle, tout en transformant les défis sanitaires en leviers de développement scientifique, industriel et économique, au service de la sécurité sanitaire nationale.
Une infrastructure moderne au service des citoyens
Pour sa part, le ministre de l’Industrie pharmaceutique a qualifié ce projet de structurant et stratégique, soulignant qu’il vise à renforcer le système de santé, à anticiper les risques épidémiques et à bâtir une expertise nationale de haut niveau dans le domaine des vaccins.
Il a estimé que la réussite de cette initiative repose sur la mobilisation concertée des compétences nationales, ainsi que sur la mise en place d’une infrastructure moderne, sécurisée et conforme aux normes internationales, au bénéfice direct des citoyens.
Le ministre a enfin insisté sur la nécessité de respecter les délais fixés et d’appliquer les exigences les plus élevées en matière de qualité et de rigueur, afin de traduire ces ambitions en réalisations concrètes et durables.
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