Une Bonne Santé pour une Vie Meilleure

Vaccination : une mobilisation exemplaire pour protéger les enfants de la poliomyélite

Edité par : Chabane BOUARISSA | Journaliste
2 décembre 2025

Un démarrage fort qui confirme la confiance des parents

La campagne nationale de vaccination contre la poliomyélite a débuté dimanche 30 novembre avec une participation massive : 443.566 enfants ont été vaccinés dès le premier jour, selon le ministère de la Santé. Un chiffre élevé, jugé « très encourageant », qui témoigne d’une forte implication des familles et d’un réel engagement en faveur de la prévention.

Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Ait Messaoudene, rappelle qu’« éliminer la poliomyélite passe par une immunité collective solide ».

Cette maladie infectieuse, causée par un poliovirus très contagieux, peut provoquer en quelques heures :

  • une paralysie irréversible,
  • des complications respiratoires,
  • des séquelles neurologiques graves.

Le vaccin oral ou injectable reste le seul moyen de protection fiable, avec une efficacité dépassant les 95 % après les doses recommandées.

Pour toucher chaque enfant âgé de 2 mois à 5 ans, le ministère a mobilisé :

  • 7.000 centres de vaccination,
  • des équipes médicales mobiles se rendant dans les communes éloignées,
  • une stratégie « porte-à-porte » dans les régions du Sud,
  • 51 superviseurs chargés du suivi sur le terrain,
  • un stock logistique de 5,5 millions de doses sécurisant toute la première phase.

Cette organisation doit garantir une couverture homogène quelles que soient les wilayas.

Selon les spécialistes, même si la poliomyélite est devenue rare, le risque de réapparition existe tant que le virus circule dans certaines régions du monde.

Les scientifiques insistent sur plusieurs points :

  • Le poliovirus se transmet très facilement, surtout chez les jeunes enfants.
  • Les formes graves surviennent parfois sans signes préalables.
  • Une seule baisse du taux de vaccination peut suffire à relancer la circulation virale.
  • L’immunité collective protège aussi les nourrissons trop jeunes pour être vaccinés.

Les pédiatres rappellent quelques consignes simples :

  • Vérifier que l’enfant reçoit toutes les doses prévues dans le calendrier vaccinal.
  • Se rendre dans le centre le plus proche ou accueillir les équipes mobiles lorsqu’elles passent au domicile.
  • Ne jamais retarder la vaccination sans avis médical.
  • Informer le personnel de santé de toute allergie ou maladie en cours.
  • Consulter en cas de fièvre persistante ou de symptômes inhabituels, même si les effets secondaires du vaccin sont rares et généralement bénins.

Le ministère encourage les familles à poursuivre l’effort jusqu’à la fin de cette première phase, fixée au 6 décembre 2025.

Il s’agit d’une opération importante pour maintenir le pays à l’abri d’un virus qui, ailleurs, continue de frapper les enfants non protégés.

Mots clés : vaccin ; poliomyélite ; virus ; enfant ; santé ;

à lire aussi: