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Un centre de référence pour mieux anticiper les maladies tropicales

Edité par : Safa Kaouther BOUARISSA | Journaliste
1 octobre 2025

Le ministre de la Santé, Pr. Mohamed Essedik Ait Messaoudène, a affirmé que la création d’un Centre national de référence des maladies tropicales renforcera considérablement les capacités de veille sanitaire et d’intervention rapide face aux risques épidémiques. Ce futur établissement aura pour mission centrale la vaccination à large échelle et la surveillance continue des maladies émergentes.

Accompagné du président de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, Pr. Kamel Sanhadji, le ministre a souligné que ce centre, implanté à Tamanrasset, représente un acquis majeur non seulement pour l’Algérie, mais aussi pour les pays du Sahel et, plus largement, pour l’Afrique. Située au carrefour des échanges humains et commerciaux, la région constitue en effet une zone sensible aux épidémies transfrontalières.

Le projet, dont la première pierre vient d’être posée, bénéficie d’un financement de 300 millions de dinars, réparti sur cinq tranches. Pour fonctionner pleinement, il devra s’appuyer sur une équipe pluridisciplinaire composée de médecins, d’experts en infectiologie, de chercheurs en santé publique et de techniciens de laboratoire.

La visite ministérielle a également permis de dresser un état des lieux du système sanitaire local. Parmi les mesures annoncées :

  • la réhabilitation de l’ancien hôpital de Tamanrasset afin de renforcer l’offre de soins ;
  • l’étude de solutions pour augmenter le nombre de médecins généralistes et spécialistes dans la région ;
  • l’accélération des chantiers de deux hôpitaux de 60 lits chacun, à In-Guezzam et à Tin-Zaouatine, pour rapprocher les services médicaux des populations frontalières.

Le ministre a en outre inspecté plusieurs infrastructures en cours de réalisation, dont un centre d’hémodialyse (73 % de taux d’avancement), la polyclinique du quartier Sersouf, le service des urgences de l’hôpital de Tamanrasset ainsi que le siège de la pharmacie centrale à Gataâ El-Oued.

La région saharienne est particulièrement exposée aux maladies tropicales et infectieuses, comme le paludisme, la leishmaniose, la fièvre de la vallée du Rift ou encore la dengue. Ces pathologies, souvent liées aux changements climatiques et aux flux migratoires, nécessitent un dispositif de surveillance proactive et une capacité d’alerte rapide.

Le futur centre aura donc pour mission d’améliorer :

  • la détection précoce des foyers épidémiques,
  • la vaccination ciblée des populations à risque,
  • la formation continue du personnel de santé,
  • la recherche appliquée pour adapter les protocoles thérapeutiques au contexte saharien.

Les experts rappellent que la prévention repose autant sur la vaccination que sur des mesures simples :

  • sensibiliser la population aux règles d’hygiène et de prévention des piqûres d’insectes,
  • assurer une disponibilité régulière des médicaments antipaludiques et des tests de diagnostic rapide,
  • renforcer la coopération transfrontalière pour partager données et stratégies,
  •  former davantage de médecins généralistes à la reconnaissance des symptômes précoces des maladies tropicales.

Avec ce centre, l’Algérie entend se doter d’un outil de santé publique capable de répondre efficacement aux crises sanitaires, tout en développant une expertise scientifique au service de la population et de la coopération régionale. Pour le ministre, il s’agit avant tout de « protéger la santé des citoyens, renforcer l’équité d’accès aux soins et anticiper les risques épidémiques dans les zones sensibles ».

Mots clés : santé ; ministre ; Sud ; Centre ; patient ; publique ; MALADIE. TROPICALES ;

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