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Brucellose humaine : La prévention recommandée pour éviter les facteurs de risque

Edité par : A. Hafid | journaliste
19 mars 2025

Après l’apparition de dix cas de brucellose humaine enregistrés dans la commune de Mizrana, daïra de Tigzirt, à une trentaine de kilomètres au nord de Tizi Ouzou, les services concernés, au niveau local, ont multiplié la sensibilisation tout en soulignant l’importance de la prévention contre cette maladie.

D’ailleurs, dans le communiqué rendu public, vendredi dernier, les services de l’APC de Mizrana ont longuement insisté sur le respect des règles d’hygiène (lavage des mains, le port de gants, de masques, de bottes et des lunettes pour les sujets en contact avec les animaux malades).

Il faut rappeler, en outre, que « la brucellose est une maladie bactérienne qui touche principalement les bovins, ovins et caprins, mais peut être transmise à l’homme, principalement par contact avec des animaux infectés ou la consommation de produits laitiers non pasteurisés ».

L’APC de Mizrana exhorte les éleveurs à effectuer des opérations régulières de désinfection des étables pour éviter l’apparition d’éventuels nouveaux cas de brucellose. Il est important de préciser que, selon l’OMS, la brucellose, présente dans le monde entier, est une maladie à déclaration obligatoire dans la plupart des pays. Elle provoque des symptômes de type grippal, notamment la fièvre, une asthénie, un malaise ou une perte de poids.

La même organisation onusienne estime que la transmission interhumaine de cette pathologie est rare mais, elle affirme toutefois que   la forme humaine de la maladie a de graves conséquences pour la santé publique.

« L’expansion du secteur de l’élevage et l’urbanisation, ainsi que l’absence de mesures d’hygiène dans ce secteur et en matière de manipulation des aliments, expliquent en partie le fait que la brucellose demeure un risque pour la santé publique », ajoute la même organisation qui souligne que la maladie est également considérée comme un risque professionnel pour les personnes qui travaillent dans le secteur de l’élevage. Le contact avec le sang, le placenta, les fœtus et les sécrétions utérines provoque un risque accru de transmission de cette maladie qui touche principalement les agriculteurs, les bouchers, les chasseurs, les vétérinaires et le personnel de laboratoire, précise-t-on.

C’est pour cela, d’ailleurs, que l’APC de Mizrana a, dans le même communiqué, recommandé également des examens sérologiques pour les personnes en contact avec les animaux atteints. S’agissant de la prévention, il est ainsi conseillé de surveiller régulièrement des facteurs de risque.

Les tests sérologiques ou autres tests de dépistage ainsi que l’abattage peuvent également être efficaces dans les zones à faible prévalence. C’est comme le cas de la commune de Mizrana où les services concernés ont pris toutes les dispositions nécessaires pour éviter l’apparition d’autres cas. « De ce constat, il est porté à la connaissance des citoyens de la commune, notamment les éleveurs, que des mesures préventives sont à prendre », lit-on dans le document de la même collectivité qui insiste toujours sur la prévention afin d’éradiquer tous les foyers des zoonoses, ces agents pathogènes qui peuvent être d’origine bactérienne, virale ou parasitaire.

La brucellose : une maladie aux conséquences graves.

La brucellose, également connue sous le nom de fièvre de Malte, est une infection bactérienne qui touche principalement les bovins, ovins et caprins. Elle se transmet à l’homme par contact direct avec des animaux infectés, ou par la consommation de produits laitiers non pasteurisés. 

La maladie se manifeste par une symptomatologie variée et parfois trompeuse, rendant son diagnostic difficile. Parmi les signes cliniques les plus fréquents, on retrouve :

  • Une fièvre intermittente et irrégulière, qui peut persister pendant plusieurs semaines.
  • Une fatigue intense accompagnée de sueurs nocturnes. 
  • Des douleurs musculaires et articulaires sévères, pouvant évoluer vers des complications chroniques.
  • Des maux de tête et une perte d’appétit, affectant significativement la qualité de vie des patients. 

Si elle n’est pas diagnostiquée et traitée rapidement, la brucellose peut entraîner des complications graves, touchant notamment les articulations, le foie, le cœur et le système nerveux, avec un risque de séquelles invalidantes. 

La prévention, le dépistage précoce et l’application rigoureuse des mesures sanitaires demeurent les meilleures armes pour éviter une extension de l’épidémie et limiter ses conséquences sur la région.

Mots clés : Mizrana ; Tizi Ouzou ; brucellose ; humain ; lait ;